funérailles
Une église à l’écho morne. Tous ces proches tristes, ces vêtements sombres, ces visages longs et traversés de larmes séchées, une veuve éplorée, des enfants inconsolables et cette dame au décolleté improbable qui déchire le paysage noir et uniforme. Une craque solennelle !
Et mon regard obsessivement accroché sur ces monticules blancs offerts outrageusement parmi la tristesse.
Ces vieillards, ces amis de longue date, ce vieil homme que je ne connais pas et cette anomalie de groupe dans ce décolleté absorbant la matière noire ambiante. Quelle vie cachait cet homme malade ? Quelle double-vie arrimait cet homme à la vie ? Assise seule au bout d’un banc de bois dur, juste en angle avec moi. Qui pouvait bien être cette superbe aux funérailles d’un vieil homme simple ?
Je regardais. Fasciné. Des histoires plein la tête de ces deux-là. Puis me voyant, dans la même situation. Frissons. Et légère érection. Puis sourire.
Je suis définitivement incorrigible.
S’embrasser
Quelques courriels échangés, sporadiquement.
Connue seulement d’un pseudonyme
Quelques bribes de vie, quelques morceaux de fantasmes
Quelques envies éparses, quelques désirs en miettes
Une apparence floue
Plus imaginée que réelle
Mais ce désir commun foudroyant
S’embrasser.
Pouvoir des mots
Évocation de luxure
Échange de décadences
Phrases qui poussent au déséquilibre
Historiettes enivrantes
Exploration de méandres cachés
De terrains enfouis
De chemins tortueux
Aveux de délicieuses perversités
Mais cette folie récurrente
S’embrasser
Uniquement
S’embrasser
Rencontre fixée
Tenter le hasard
À la merci de la réalité qui entoure
Mais seuls dans la folie
Endroit ouvert
Dehors le monde
Entourés d’inconnus
Risques de la rencontre
Centre-ville, les collègues de boulot
Parc, les amis en congé
Coin de rue, les connaissances qui passent
Balcon d’appartement, les voisins curieux
Bouche de métro, les amis d’amis au hasard
Parvis d’église, les commères
Terrain vague, les itinérants
Intersection de grands boulevards, la famille en voiture
Sous des viaducs éméchés, des chiens qui savent
Ruelle mignonne, des chats-matous-minounes alanguis
Café, des serveurs discrets
Puis les autres…
Qu’importe
L’important c’est le baiser
S’embrasser
Forme indistincte au loin
Imperceptible personnalité
Remarque réciproque évidemment
Des pas qui voltigent
Vers la Félicité attendue
Une nervosité ambiante
Mâtinée de désirs en crescendo
Perception accrue en quelques pas
Sourires réciproques distingués
Regards de braise qui s’accrochent
La distance rétrécit
Déplacement ralenti
Les courbes se distinguent mieux
Les particularités s’illuminent
Elle est belle
Il est beau
Pas de mots
Le rouge aux joues
Le feu au cou
Dans le silence de la rencontre
Les souffles s’accélèrent
Mains tendues
Les mains douces et effilées sont un peu froides
Les mains fermes et masculines sont très chaudes
Les deux s’harmonisent
Légère pression d’estime
D’attente
Puis les visages se rapprochent
L’important…
S’embrasser
Moment intense
Électricité de proximité
La fraction de microseconde avant
Que les lèvres ne se touchent
Cette sulfureuse sensation du premier moment
Souffles retenus
Yeux mi-clos
Et mains fermes derrière le dos
Le baiser
Maladroit quelques secondes
La gêne s’estompe
Après la première exploration des détails des lèvres
Légère ouverture des bouches
Échanges de souffles
Tentative de coquinerie des langues
Surprises
Explorations et découvertes
Concordances
Bouches imbriquées
Voilà, le moment attendu
De l’entente parfaite
Des mains qui osent découvrir
Mains chaudes sur visage brulant
Mains dans les cheveux
Baiser interminable
Qui ne veut s’éteindre
Qui ne veut mourir
S’embrasser
Seuls dans le lieu
Rencontre unique
D’une intimité folle
Absolue
Devant les regards indiscrets
Envieux
S’embrasser.
Voulez-vous ?
Demoiselle-repas
C’est un truc vaguement entrevu quelque part, à la télé je crois. Resto chic. Tenue exigée. Petites pièces pour groupes ou deux. Grande table. Décor luxueux. La table est très bien mise, décorée avec goût. La nourriture y est déjà presque servie. Il ne faut que choisir quelques plats à y ajouter.
Il y a abondance. Et quelques fleurs de décoration. Tout est placé au centre. En genre de colline. Intrigant. Nous nous assoyons pour commencer. Nous nous levons régulièrement pour nous servir au centre. Un sentiment étrange nous envahit. Comme une présence qui nous observe, qui attends. La nourriture est tout simplement excellente. Ma complice attrape un bout de pain au beurre d’olives et me surprend d’un petit rire de surprise. Elle pointe une tache rosée entre les autres morceaux de pain. Je m’approche. Mais… c’est drôle, on dirait vraiment n’est-ce pas ? Est-ce que c’est ?
Un sein. Un bout de sein. Un mamelon. On dirait un mamelon. Je touche du bout du doigt et nous apercevons clairement un frissonnement. Je laisse mon regard remonter plus haut. Entre des légumes et des fruits, je distingue clairement ce qui me semble un visage. Je fige. J’enlève doucement la nourriture. Ça alors !
On me sourit. Un très joli sourire d’ailleurs. La voilà la particularité dont le secret est si bien gardé. Dans ce resto, nous mangeons sur des corps. Des corps nus. Ma complice rigole. Nous mangeons alors debout en découvrant notre « buffet » féminin. L’exploration est délicieuse, la découverte est succulente. Sous quelques feuilles de salade, un ventre plat et attirant. Je soulève quelques feuilles de radicchio pour découvrir une cuisse bien alléchante. Rapidement, ma complice s’empresse de manger les mini-tomates-cerises pour apercevoir les seins de notre « repas ». Nous nous retenons pour ne pas vider la nourriture pour voir notre plat principal ! Non, je la retiens. La recherche est douce et le dévoilement est gourmand.
Repus nous arrivons enfin au dernier morceau de choix. Notre souper nous sourit. Son corps est magnifiquement zébré de restes et de filaments de sauces. Ne reste que le demi-melon qui cache le bas-ventre. Je laisse l’honneur à ma complice et elle soulève lentement le cantaloup. Une mince ligne d’un doux orangé de cantaloup glisse sur la fente de notre merveille culinaire. Nous écartons chacun une jambe pour la regarder glisser jusqu’à la table. Un petit point rouge se pointe au centre de la fente. Nous sommes hypnotisés. Quelques minuscules contractions des fesses et le point rouge grandit. Plop ! Une tomate-cerise ! Telle une boule chinoise qui a terminé son travail, la tomate-cerise marque la fin du repas !
Quelle expérience ! La porte ouvre. Notre serveuse nous demande si nous voulons du dessert. Oui, absolument, que je déclare en mangeant la tomate… Et une autre serveuse entre aussitôt avec un plateau roulant débordant de petits pots, de crème fouettée, de crème fraîche, de fruits de liqueurs douces et de bonbons. Puis les deux se retirent.
Ma complice s’empare aussitôt de la crème fouettée pour ériger une tour de Pise blanche et moussante sur les seins de notre plateau ! Et nous plongeons comme des affamés sur les deux tours, le visage maquillé de mousse. Les mamelons érigés et durs de notre belle démontrent son appréciation. Nous écartons ensuite grandement les cuisses de l’allongée pour en faire glisser de la crème fraîche sur sa fente. Crème rapidement léchée par moi. Gémissements d’appréciations et mouvements giratoires du bassin de la jolie. Ma complice pas en reste retire son chandail et son soutien-gorge pour s’ajouter le reste de la crème fouettée. Et elle se place au-dessus de notre mignon repas pour qu’elle se régale elle aussi… ce qu’elle fait prestement et avec envie sur les merveilleux seins de ma complice. Le reste du dessert se déroule dans un chaos sensuel et assez salissant. La bouche de notre demoiselle-repas alterne entre des éclairs au chocolat et ma queue bien dure. Ma complice, le visage enfouis et maculé de chocolat dévore la chatte du délicieux repas féminin. Est-ce nécessaire d’ajouter que ma crème s’est mélangé à la vraie ? Oui ça l’est !
Un très rare cinq étoiles au Guide Obsessif !
cette fille est folle
Nous nous préparions a passer une autre soirée décadence, mauvais vin et pot cheap déjà roulé en gros pétards, un peu de résine et une vieille bouteille de gin entamé depuis au moins siècle, c’est mauvais du gin. Moi, mon coloc et trois copains évachés sur le sectionnel à écouter un nouveau band inconnu, cd tout juste arrivé en magasin cette semaine-là et qui fera fureur on est convaincu… nirvana !
Les bouteilles de rouge-mal-de-tête-évident sont sifflées une après l’autre. Les pétards sont fumés comme des brindilles. Ça cogne. La porte ouvre, pas un seul de nous ne se lève. Entre alors EE, comme d’habitude trop grande, trop forte, trop immense… toute une pièce d’homme cette EE, mais très jolie et complètement cinglée. EE apporte toujours son sac de pot de qualité lorsqu’elle débarque chez des amis. Et aussi un merveilleux whisky comme on ne peut s’en permettre. EE est 10 ans plus âgée que nous. EE aime débarquer à l’improviste chez ses amis « jeunes » et faire la fête.
EE roule plusieurs bâtons. Nous on les fume ! Elle savoure son whisky qu’on déglutit sans goûter. EE regarde ses amis devenir complètement défoncés et elle aime ça.
Cinq garçons complètement high, la discussion tourne rapidement au cul. Et sans ménagement pour la dame, les vulgarités abondent et explosent. Rapidement, nos expériences les plus sauvages, les plus décadentes sont exposées. Naturellement. Sans retenue. EE nous connait, elle sait. Elle écoute avec attention nos moindres histoires, serre les cuisses à chaque détail croustillant. Mords ses lèvres à chaque mot cru. Ferme les yeux à chaque vulgarité. Mais elle écoute attentivement.
Et toi, EE, t’en as des histoires ? Allez, raconte !
M’en est arrivé plus que vous imaginez les boys. J’ai presque tout vu, tout fait. Vos histoires, je vous connais, elles sont fantastiques. Vous êtes tous des pervers finis. Mais ce que j’ai fait moi vous dresserait les cheveux sur la tête et la queue entre les jambes.
Ouais Ouais EE, On te connait aussi… alors… qu’est-ce que t’as jamais fait et qui te rendrait folle alors ?
Me faire prendre par un groupe déchaîné…
Et chlac ! Tout de go ! Comme ça,. Elle nous balance ça !
Le temps de le dire et EE est brusquement agrippée aux chevilles et aux poignets, rageusement déshabillée par des gestes vigoureux. Ses seins virevoltent au gré de ses mouvements saccadés. Son corps est littéralement happé par la violence de nos gestes. String déchiré, elle est à notre merci. Elle ne s’attendait pas à autant de folie. Elle se laisse alors manipuler par cinq gars allumés, rapidement bandés et prêts à tout défoncer. La scène va très vite. Nos vêtements et les siens sont partout dans le salon. La musique rage. Des grognements se font entendre. Il n’y a rien de doux ici. Tout est brusque. Un s’enfonce dans la bouche d’EE. Il est énorme. Elle ouvre les yeux aussi grands que la bouche. Elle tente de s’agripper aux queues autour d’elle. Masturbant deux autres gars, un en profite alors pour l’enfoncer. Elle est surprise, peu lubrifiée par la vitesse à laquelle tout se déroule, elle s’humidifie à mesure des coups violents. Je tourne autour, me cherche un trou, regarde, attends, comme des porcins autour de la truie nourricière.
Enweille man, viens-là… culbute là dans l’cul !
Et les deux copains masturbés habilement retournent EE qui tente de me jeter un regard, mais l’énorme engin de l’autre copain dans sa bouche l’empêche de se tourner. L’un presse son dos et la cambre avec force, son très large cul se soulève bien haut. Autre copain se glisse sous elle pour encore une fois la pénétrer à fond. Les amis m’encouragent en écartant ses fesses pour laisser apparaître sa rosette qui commence à se distendre. Difficile de résister, je m’enfonce en elle. Elle gémit, grogne avec l’énorme queue dans sa bouche. Je ramone. Je pilonne. Sauvagement, laissant de bas instincts me dominer entièrement
Tout tourne. Qu’est-ce que je fais là. Je ne sais plus. J’ai l’impression de sortir de mon corps et de plonger au plus profond de mes saloperies. On est cinq dessus, c’pas correct. Elle ne réagit presque plus, défoncée de toute part, investie de chaque trous, elle n’est plus elle, elle est chose, elle est objet, elle est inerte, elle est ramassée violement. Et je m’active le plus brusquement possible, tout s’enchaîne en crescendo, tout va trop vite. Comme si le groupe voulait devenir plus dangereux que les individus qui le compose. EE est poupée délabrée. EE subit. Je me retire.
Je recule un peu, copain trop membré sort de la bouche de EE et vient changer de place avec moi Non, il ne va pas… il est trop gros… je m’installe devant EE qui me regarde éperdue et inquiète. Copain monstre l’encuie alors avec force. Son cris m’incite à me glisser dans sa bouche pour ne plus l’entendre. Les deux copains masturbés viennent alors à mes côtés et se masturbent jusqu’à éjaculer sur le visage d’EE. Et ils s’effondrent ensuite sur le divan. Copain actif sous elle vient lui aussi et l’emplit de sperme qui glisse ensuite sur ses cuisses. EE révulse les yeux. Elle sourit. Et copain monstre la défonce et jouit dans son cul, l’inondant vulgairement avant de tomber à la renverse. Je me masturbe devant elle. Elle me regarde, j’ai l’impression d’un chien battu. Elle attend. Que faire ? Me retirer. C’est assez. Elle a assez donné. Elle me regarde… elle murmure… je n’entends pas… je me rapproche…
-encore… encore…
Et elle sort la langue. Je me masturbe alors rapidement et jouis directement dans sa bouche, mon jet droit entre et se perds…
Je m’effondre.
C’est tout c’que vous avez les gars ? Merci… on se reperd plus tard.
Cette fille est folle.
La beauté des femmes tristes
Étendue dans le chaos des couvertures éparses
Alanguie, somnolente, les cheveux en bataille
La lumière atténuée qui tente de traverser le tissu
La fraîcheur des arbres qui diminue l’étouffante chaleur de juillet
Elle a pleuré.
Les larmes qui glissent sur ses joues
Quelques chemins séchés
Les lèvres gonflées
Son bras recroquevillé qui enserre son sein
Son genou relevé vers le ventre
Sa cuisse qui émerge, échouée sur l’île de couvertures
Une fesse, monticule blanc qui se pointe entre des plis du sac de couchage
Cocon rassurant de la tente sous les grands chênes
À genou sur le sol plastique et froid, je la regarde
Elle est belle, tellement belle.
Elle a caché maladroitement son pied sous son chandail arraché tantôt
Les mauvaises nouvelles frappent sans distinction des moments
Un instant la joie illumine
Puis la catastrophe assassine
Je m’approche.
Elle me regarde triste
Je l’embrasse
Son corps a perdu toute adrénaline
Elle se love a moi sans résistance
Elle m’embrasse avec désir mais sans folie
Ses gestes cherchent la compassion
Son corps se nourrit de mon empathie
Elle sait qu’elle va revivre
Mais pour l’instant
Elle ne veut que faire l’amour lentement
Elle cherche mon membre de sa fente
Bouge les hanches pour m’accueillir
En elle je ne bouge pas, je la laisse chercher son rythme
Un rythme lent et triste
Rythme nécessaire, vital.
Vaincre la mort par la vie
Et sa jouissance est douce.
Ses soupirs se mêlent aux larmes
Ses gémissements aux mots susurrés de peine
Son orgasme aux multiples tons de grisailles
Je suis resté en elle aussi longtemps que mon érection m’a permis de l’être
Nous nous sommes tendrement embrassés
Elle a sourit un peu, sourire Mona Lisa
Ses yeux disaient sa peine et sa satisfaction
Malgré la douleur de la perte, elle vivait
Elle.
Elle ne se perdra pas
Parce que j’étais là
J’aime faire l’amour aux femmes tristes
une lettre
J’avais reçu cette petite enveloppe un peu jaunie et aux coins tordus. D’une petite écriture fine, pattes de mouches, mon nom et mon adresse étaient bien calligraphiés, centré. Ça sentait le vieux papier. J’ai ouvert.
À l’intérieur, des pages déchirées d’un petit cahier claire fontaine. Feuilles non lignées. L’écriture était parfois comme celle de l’adresse et parfois plus sauvage, plus brute. Quelques gribouillis enjolivaient les mots. Ça m’était adressé.
(…)
Encore une fois… il est là. Silencieux comme s’il réfléchissait tout l’temps. Il entre dans ma chambre comme si c’était chez lui. C’est chez lui, je lui ai dit. Il ouvre la porte de ma chambre et la referme. Je suis réveillée depuis peu. Il m’a texté qu’il arrivait. J’ai vite enfilé une petite culotte, la petite garçonne rouge qu’il aime tant, ma petite jupe noire ajustée et courte et mon t-shirt blanc trop serré qu’il aime souiller de son sperme quand il éjacule sur moi. Assise au bout du lit, j’attends, patiente.
Debout devant moi je le regarde. C’qu’il est beau mon monsieur. Il s’approche de moi, je souris. Il met sa main derrière ma tête, approche mon visage de son pantalon. Il est déjà bandé, déjà dur de moi. Il presse ma tête sur sa bosse de pantalon. C’est si bon de le sentir. Il se frotte sur mon visage. Il recule ensuite. Je me lève. Il glisse sa main sous ma jupe. Je suis déjà mouillée comme une salope. Moi habituellement si pudique et contrôlée, j’aime être salope avec lui. J’aime ses doigts. Il me fouille, me farfouille, me brusque de ses grosses mains douces. Je le regarde. J’aime. Je l’aime.
Puis il dézippe son pantalon et glisse ma main vers sa queue puis il me laisse poursuivre. Je défais son pantalon. Je le glisse au sol. Je regarde sa queue bien dressée devant moi. Il bande pour moi. À cause de moi. C’est si bon.
Je le caresse un peu. Il ne veut pas ma bouche, il veut mon cul ce matin. C’est ce qu’il veut. Je me retourne. Je place mes mains sur le lit. Me penche vers l’avant un peu. Je mets un genou sur le bord de mon lit. Il soulève ma jupe, retire mon slip, m’écarte un peu les jambes. Il place ses mains sur mes fesses. Étire, écarte pour regarder mon petit trou. J’attends. Anxieuse et excitée. De son pouce il joue avec ma rosette. Il me tape sur le dos. C’est le signal. J’étire la main et sors du KY de mon tiroir de table de chevet. Je lui tends le tube. Il en étend délicatement sur mon cul et à l’intérieur. Je sens déjà que je vais jouir fort ce matin. Il en ajoute sur sa queue et s’installe à mon entrée.
Son gland semble aussi gros qu’une pomme tellement il est gonflé. Il entre doucement. Il se laisse glisser petit à petit en moi. Il me déplace les entrailles. Je sens ma paroi anale s’étirer. Je sens mon cul s’élargir. C’est une sensation extraordinaire. Je savoure. Il agrippe mes fesses avec vigueur puis commence son va et vient au fond de moi. Il plonge au plus profond de mon être et s’active par petit coups. Avant de lentement, par ses mouvements reculer de soubresauts plus grands…. Je perds le fil… je ne sais plus… il me comble, il me prend… Il prend possession de mon cul… de moi. Je jouis. J’hurle. Il accélère. Et il éjacule fortement. Il me remplit le cul de sa semence. Je le sens s’infiltrer en moi, dans tout mon corps.
Je m’écroule. Il vient s’étendre à mes côtés. Mon cul palpite. Je sens son sperme sortir lentement de moi. Je nettoie son membre délicatement. J’essuie sa queue encore un peu bandée. J’enlève tout les liquides, les fluides. Puis je lèche à la fin. Je suis bien… et je suis tout pour lui. Il se relève. S’habille. Il est si beau mon monsieur. Il m’embrasse tendrement avec un à bientôt ma p’tite demoiselle-fleur qui me fait fondre… Je reste étendue encore, alanguie, sur le ventre, jambes écartées… et sperme qui fuit dans mon lit.
Il part. Il reviendra mon monsieur.
J’étais muet. Elle. Ma petite demoiselle. Après tant d’années. Elle m’envoi ça. Elle a écrit ça tout juste après. Elle pensait encore à moi. Ma petite demoiselle-fleur… C’était si bon cette relation… elle était si belle et si perverse ma petite demoiselle-fleur. Je redépose la lettre doucement, ne pas abîmer cette fragilité., dans mon coffre au fond du garage.
que de questions en ce début de semaine…
J’ai l’envie folle d’aller au cinéma l’Amour avec deux amies dans une cabine privée et qu’on se masturbe tous les trois en regardant un porno sur écran géant en rigolant des pervers dans la salle qui s’espionnent les uns les autres en croyant que des couples s’activent dans le noir…
(…)
Il est parfois difficile de naviguer dans les eaux troubles du cul… Tanguer entre érotisme et porno. On dit que le lectorat majoritaire des romans érotiques est plutôt féminin. Qu’en est-il de la littérature pornographique… si elle existe vraiment celle-là ?
(…)
Est-il bon de fantasmer autant ? Ou faut-il comme dans toute chose modérer ses ardeurs ? Qui a dit ça ?
(…)
Je me suis masturbé ce weekend, quelques instants après avoir fait l’amour… est-ce que ça veut dire que je n’étais pas satisfait même si j’ai orgasmé ?
(…)
Je viens d’écouter Le poinçonneur des lilas de Gainsbourg http://www.youtube.com/watch?v=HsX4M-by5OY en pensant à une petite qui aime se faire… Ah les p’tits trous…
Pervers !
(…)
Je crois que j’aimerais bien embrasser une fille pour la première fois cette semaine. Ce serait bien.
Les garces tarées et la vieille indigne
C’était des années un peu folles. Pigiste, sous-contractant, esclave payé, je vivotais au gré de mes amitiés, de mes amantes et de leur bonté et empathie. Journaliste pour revues populaires et ou trop spécialisées, recherchiste surexploité pour d’autres journalistes et adjoint administratif pour personnes trop seules, je vivais une vie presque monastique peuplée de gens trop occupés ou dysfonctionnels. Je m’occupais de menus travaux et de commissions pour une vieille dame d’Outremont rencontrée pour un article pour la revue Le Bel Âge. Riche rentière et ancienne grande dame active dans les mondanités et les réceptions p’tits gâteaux, elle n’avait dorénavant même plus la force de sortir de chez elle. J’avais été très charmant comme toujours pour toute la durée de l’entrevue, tant et si bien qu’elle m’avait demandé si j’étais en mesure de lui offrir un peu de temps pour quelques courses et travaux un ou deux jours semaine. Comment refuser telle offre d’une vieille dame toujours bien mise et mi-saoule de martinis quotidiens ? J’ai accepté.
Un soir je reçois son appel. Elle me demande de bien vouloir passer chez elle le lendemain vers 19h. Elle reçoit sa petite fille qui arrive directement de L.A. passer quelques jours en sa compagnie. Elle voudrait sortir en ville y revoir quelques anciennes copines et madame préfère qu’elle se déplace en compagnie d’un homme de confiance et qui connaît la ville… moi à l’occurrence ! Oh man ! J’accepte, faire le chauffeur privé d’une jeune fille quelques heures et en tirer un bon bénéfice… pourquoi pas !
19h pile, ma ponctualité est légendaire. J’ai emprunté la voiture de papa, un pigiste n’a pas les moyens d’avoir une bagnole ! Je vois ma vieille dame indigne à la porte, verre de martini à la main elle me fait signe avec ses doigts d’attendre quelques minutes… puis sort cette magnifique jeune femme début vingtaine, cheveux noirs, courts, coupe genre Cléopâtre à nuque dégagée et micro-jupe assortie, talons vertigineux, décolleté-précipice et corps ondulant comme un serpent venimeux. Elle ouvre la portière, s’assoit et me regarde avec un drôle d’air. « Bonsoir. Alors c’est vous le p’tit monsieur qui va jouer au chauffeur pour moi ce soir ? », qu’elle ironise un peu en me narguant de sa voix teintée d’un léger accent de ceux qui ont quitté le français pour l’anglais et qui y reviennent parfois par obligation.
Je démarre. Elle m’a indiqué un café sur Ste-Catherine où elle doit rencontrer une copine avant de poursuivre à un bar qu’elle affectionne particulièrement.
-Alors, monsieur, vous connaissez mémé comment ?
-Je remplis quelques petits contrats pour votre grand-mère depuis quelques semaines…
-Vous aimez abuser d’une vieille dame imbibée souvent ?
-Mademoiselle, je suis offusqué, je travaille moi…
Et ainsi de suite. Notre conversation suit ce chemin jusqu’à notre arrivée au café. « Attendez-moi », Pfft… au prix que la mémé me paye… je peux bien me laisser bosser un peu et narguer par une pétasse de riches…
Deux heures, la p’tite est restée deux heures au café. Et j’ai attendu, j’ai poireauté dans la voiture. Elle est finalement ressortie avec son amie, rigolant et ricanant comme des gamines. Le bruit de la portière s’ouvrant m’a sorti de ma torpeur, mais c’est surtout le ricanement assourdissant des demoiselles qui m’a fait sursauter.
-Jeeves…hihihihi… amenez-nous chez ma copine je vous prie… hihihihi
-Ok ok oui c’est où ?
-À Westmount mon cher.
-Et c’est parti…
Pendant tout le trajet, je regardais dans mon miroir les demoiselles rigoler et me jeter des regards coquins. Petites tarées… sexy à croquer, mais tarées !
-Jeeves ! Allez… avancez… c’est vert ! hihihihi
J’étais immobilisé depuis de longues minutes au coin de la rue déserte. Je regardais depuis combien de temps, je ne sais pas, les demoiselles en arrière se minauder, s’embrasser, se caresser les seins en rigolant et observant mes réactions. Fasciné par le spectacle, je n’avais même pas entendu la voiture passer en trombe à mes côté en klaxonnant et vociférant des injures malsaines aux oreilles de mes p’tites reines de beauté.
-On bloque le trafic là, Jeeves, allez… avancez… nous avons hâte d’arriver à la maison…
-Ouais… j’ai hâte de lui bouffer sa p’tite chatte à ma copine… p’tite chatte que t’auras jamais toi !
-hihihihi mmmmmm
Sacré petites salopes de riches ! Mais au combien désirables… allez. Retiens-toi mon bonhomme. Conduit-les à la maison et attends de ramener la petite à sa mémé en un seul morceau… au prix que t’es payé… ça vaut bien cette petite torture non ? Mais c’que je sauterais bien moi dans leur petite sauterie !
J’entendais les mmmmm d’extase et de désirs s’amplifier. Il était temps que j’arrive. De gémissements en coups de langues, je bandais ferme en arrivant au domicile de la deuxième petite. Elles sortent de la voiture en se tenant par la taille et en rigolant, titubant sur leurs hauts talons malgré leur sobriété, à moins que le café n’enivre ces petites mais j’en doute. Je crois plutôt que c’est leur désir fou de se dévorer qui les rend fébriles. La porte de l’immense demeure ouvre et apparaît une dame digne, un grand verre à la main, habillée d’un tailleur chic et quelque peu déplacé pour rester à la maison. La dame semble heureuse de voir la petite et l’embrasse. La petite lui chuchote à l’oreille un truc et pointe en ma direction, puis les deux jeunesses entrent. La dame me fait signe. Surprise, j’arrive.
-Entrez, Monsieur, venez, ne restez pas dehors, vous allez vous ennuyer à mourir…
-Merci Madame.
Et j’entre.
L’intérieur est somptueux évidemment. Le grand escalier qui monte à l’étage me semble tout droit sorti d’un film. La dame en tailleur marche avec un verre à la main. Coudon, sont toutes alcolos les dames de Westmount et Outremont ? Le décor est riche et laid. Je me crois dans le jeu Clue. Les filles sont déjà montées à l’étage, je les entends ricaner et une porte fermer. La dame m’invite à m’assoir dans le petit salon et m’offre un whisky. Comment refuser un Glenfiddich 20 ans d’âge ? Je savoure l’alcool en regardant les jolies jambes croisées de la dame de maison assise devant moi. Bien conservée pour son âge, la dame offre au regard d’un connaisseur des courbes assez alléchantes et une bouche à y fourrer sa queue avec allégresse. Elle sent mon regard pervers c’est clair, mais reste digne du mieux qu’elle peut tout en sentant des chaleurs la gagner de vitesse.
Après quelques instants à bavarder de tout et de rien, elle se lève et me dit : « il est temps, Monsieur, venez, suivez-moi ». Surpris, je m’exécute docilement. Est-ce qu’elle va me demander de la sauter cavalièrement ?
Nous montons le grand escalier et la dame ouvre une porte. Nous entrons dans une petite pièce où se trouvent deux grands canapés uniquement. Excentrique vieille folle… elle cache une certaine perversité assez évidente. Mais là où la situation devient presque loufoque c’est lorsqu’elle retire un petit cadre du mur et apparaît une petite ouverture vitrée d’où l’on voit la pièce adjacente, mais surtout les deux demoiselles tête-bêche entre leurs cuisses respectives. Je m’étouffe avec mon whisky et la dame, fière de son coup, ricane de manière presque démoniaque.
Je bande immédiatement. Nous regardons le spectacle ensemble. Je suis assis sur le canapé, elle est debout contre le mur, tout près de l’ouverture et se frotte les cuisses l’une contre l’autre, échappant quelques gouttes de son drink et mordillant sa lèvre inférieure d’excitation. Elle dépose ensuite son verre lorsque la petite invitée écarte ses jambes en un spread-eagle bien senti pendant que l’autre se dirige vers un petit bureau. D’un coup, redevenant sain d’esprit quelques secondes, je me dis que cette petite d’ici est quoi, la fille ou la petite fille de la dame, peut-être, ou juste une salope jeune femme qui se plait à être le joujou des fantasmes de la vieille… trêve de questionnement, je sors mon membre et décide de profiter de la situation. Pervers un jour…
Sentant la dame s’énerver de plus en plus, je me lève et m’approche d’elle, l’air conquérant. Elle se retourne vers moi, me regarde avec sollicitude et crainte. « Mais… vous… ». Elle n’a pas le temps de poursuivre que je l’agrippe par la taille et soulève sa jupe de tailleur bien haut. Elle porte de ces dessous affriolants d’une autre époque, froufroutés comme des jupons. Je la retourne brusquement, accote virilement son dos au mur, arrache littéralement son chemisier. Elle soupire, ferme les yeux et se laisse bercer de ces gestes qui habitent désormais que ses souvenirs perdus…
Je la déshabille, méthodiquement et violement. Elle se laisse bardasser. En redemande presque. Nue, elle est très attirante, très bien conservée. L’alcool aide sûrement ou bien les dames riches ont accès à des soins inconnus des autres… ou tout simplement mon jugement est altéré par le merveilleux whisky que je sirote depuis mon arrivée.
Dans l’autre pièce, les demoiselles s’activent avec un énorme dildo bleu et qui semble dur comme une lance. Les gémissements traversent la pièce. C’est beau et très excitant. Je m’agenouille devant la dame et écarte ses jambes. Je glisse ma langue sur sa fente qui se mouille comme une jeune femme. Elle a encore du jus la vieille que je me dis en rigolant. Mes doigts entrent et sortent à une vitesse excessive. Je m’attarde sur son bouton d’une manière obsédante. Elle tremble, tient difficilement sur ses jambes, comme un bébé-chevreuil sur ses pattes.
Je me relève et la tourne sur elle-même un demi-tour. Le visage collé à la petite vitre teintée, je la prends par en arrière, debout, avec une vigueur toute adolescente. Je m’active en elle comme un écervelé. Elle gémit, et laisse sortir quelques petits cris aigus et saccadés. Elle jouit rapidement. Je sens la cyprine couler sur mes cuisses. Sa tête fait des mouvements de rotation démentiels, une vraie possédée. Sa chevelure soignée est maintenant un chaos indescriptible. Une marque rouge apparaît sur sa joue trop frottée sur le cadre de la vitre. Et ces marques viennent compléter les deux grosses tâches sur ses hanches, laissées par ma poigne ferme. Je m’active encore, sans arrêt. Elle se remet à gémir pour jouir de nouveau quelques secondes après la première fois. Multi-orgasmique à je ne sais quelle âge. Fuck ! Une vraie salope cette dame indigne !
Après le troisième orgasme fulgurant, c’est à mon tour quoi. Ça suce bien une vieille dame ? Je lui intime l’ordre de descendre de mes mains fermement appuyées sur ses épaules. Elle comprend et s’exécute avec joie. Dans l’autre pièce, les jeunes femmes épuisées sont étendues côte à côte et se caressent mutuellement très doucement, pour décanter. C’est magnifiquement bandant. La dame me prend en bouche comme un petit four délicieux. Elle suce, tourne la langue, retrouve une vigueur de jeunesse, elle devait être une suceuse renommée la dame dans son jeune temps, parce qu’elle n’a pas perdu… la langue ! Je tiens ses cheveux en chignon serré, je vais jouir comme un damné, je sens monter, je me raidis, perd l’équilibre, tout tourne, je regarde les demoiselles, les doigts sur les fentes, je regarde la dame qui m’observe et attends, je me retire et jouis fortement, inondant sa bouche et aspergeant du même coup son visage trop maquillé. Je grogne. Et m’affale ensuite sur le canapé. La dame, agenouillée se pourlèche les lèvres un peu penchée vers l’avant, les mains sur les cuisses.
Quelques minutes plus tard nous sommes rhabillés et redescendus dans le petit salon à siroter de nouveau un whisky délicieux. Elle me sourit délicatement. Je la regarde avec l’envie de la prendre de nouveau. Nous entendons les demoiselles redescendre en ricanant. Je me lève.
-Jeeves… hihihihihihi… nous partons,. Je suis fatiguée, Ramenez-moi… Au revoir madame, à la prochaine…
-Reviens quand tu veux ma petite, ça fait toujours très plaisir de te revoir et te regarder…hihihihihi
-Salut ma belle, on se revoit l’année prochaine et on remet ça ?hihihihi
Hihihihi… allez p’tite salope, on part… et tu ne sais rien que j’ai tout vu… héhéhéhéhé
À l’extérieur, la demoiselle, juste avant d’embarquer dans la voiture, me nargue du regard et m’apostrophe directement :
-Alors Jeeves… t’as aimé le spectacle ? hihihihi… elle est encore bonne la vieille déglinguée hein ? hihihihihi
Et des petites étoiles illuminent son regard… et le mien.
–Mémé ne serait pas contente que je revienne trop tard… tu entreras un peu pour me servir d’alibi ok ? hihihihi
Hihihihihi
revirement
Elle était là, penchée devant la commis, moi juste derrière elle, une silhouette hourglass envoutante, cul rond dans un pantalon noir très seyant, col roulé noir très moulant cheveux courts, très noirs. Elle discutait avec la petite et mignonne commis. J’attendais pour payer ma location de film. Je suis passé à côté d’elle, appelé par l’autre mignonne commis. Je l’ai vue. De côté. Son visage un peu anguleux mais très harmonieux. Des lèvres rouge-carmin foudroyantes. Un regard un peu charbonneux. Absolument magnifique. En payant, elle m’a regardé et m’a souri. J’étais tétanisé de gêne. En contournant le comptoir pour me diriger vers la sortie, elle m’a regardé, M’a souri une autre fois avant de tenter de reprendre ses conversations. Mots inaudibles, je suis sorti en rêvant…
Marchant sur la longue rue qui se rend chez moi, une voiture a semblé ralentir près de moi. Je n’y ai que peu porté attention. Elle a repris un peu de vitesse avant de stopper net un peu plus loin et de se tasser sur le bord du trottoir. À la hauteur de la portière j’ai entendu mon nom… je me suis retourné pour voir le visage dans l’ombre de la dame de tantôt. J’ai eu droit à une rapide vue en extrême plongée de son étourdissant décolleté. Mais qui me nommait par mon prénom ainsi dans la nuit affublé d’une poitrine si invitante ?
-Oui ?
-T’étais au club vidéo tantôt hein ?
-Oui.
-Je t’ai remarqué, j’ai entendu ton nom… t’embarque ? Tas besoin d’un lift ?
-Euh… j’habite pas loin, je suis presque rendu, mais je peux m’assoir un instant avec vous..
-Ok… viens.
Et j’ai ouvert la portière, me suis assis et je l’ai regardé. Magnifique madame, fin trentaine / début quarantaine je crois. Encore jeune.
-J’ai vu que tu m’as souris tantôt, t’avais l’air gêné, j’ai trouvé ça cute…
-De recevoir gratuitement un si joli sourire d’une charmante dame, je suis à chaque fois un peu gêné vous savez.
-Tu peux m’tutoyer si tu veux…
-Merci. Je préfère vouvoyer.
-Comme tu veux… t’habites dans l’coin ? J’t’ai jamais vu.
-Moi non plus.
-Ouais… j’sors peu… je suis mariée à un contrôlant… pis j’me….
Elle a stoppé net. J’écoutais attentivement. Elle a semblé soudainement gênée de trop parler.
-Excuse-moi… euh… j’disais….
-Vous disiez ne m’avoir jamais vu. Ni moi d’ailleurs. Parce que vous avoir déjà vue, Madame, je vous aurais reconnue immédiatement… une femme comme vous ça ne s’oublie pas !
Et là, bingo, je venais de changer la direction. De chasseuse en cavale, elle devenait soudainement proie et s’en ai aperçue également. Perspicace la dame. J’ai senti sa confiance un peu tomber, sa muraille de protection d’agresseur s’effriter en proie débordante de besoin d’attention… ah les femmes mariées de banlieue cossue… toutes les même.
Elle semblait tout à coup plus nerveuse que quelques minutes auparavant. Elle tapotait son volant et je la fixais avec envie.
-Je fais rarement ça… J’ai eu le goût… de voir si… je vois que… mais là… je pense que…
-Mais madame, vous êtes superbe, vous le savez. Je me sens privilégié d’être abordé par vous. Je suis désolé, je vous mets mal à l’aise, je m’en excuse, ce n’est pas mon objectif. Regardez, échangeons nos courriels, reprenons cette discussion lundi. Nous aurons eu le temps de décanter cette rencontre originale et anecdotique et nous verrons si nous osons poursuivre cette si jolie folie que nous avons entamée…
-Euh… ok…
L’échange de courriel fut rapide. Juste avant de sortir de la voiture…
-Dites-moi, je vais sortir dans quelques secondes, mais je ne peux cesser de vous regarder tellement vous êtes magnifique. J’aimerais vous demander une chose avant de disparaître…
-Oui ?
-Je peux vous embrasser ?
-Euh…
Et avant de répliquer ou répondre ou même finalement prononcer un mot, j’ai placé ma main sur sa joue, approché un peu son visage du mien et ai embrassé ces lèvres rouge-magnifique en sachant que j’allais me brûler, mais qu’importe, le rouge m’a toujours fait faiblir… Et nous nous sommes embrassés quelques secondes. Pas plus. Juste pour attiser, juste pour laisser un goût de désir…
J’ai senti sa main chercher mon bas de corps, tâter ma cuisse, hésiter à toucher mon membre qui prenait du volume de manière exponentiel. J’ai mis ma main sur la sienne… j’avais l’intention de l’arrêter, mais je l’ai plutôt guidée. Elle a caresser mon pantalon, juste sur la bosse que mon gland érigait. C’était très excitant. J’ai alors dirigé mes mains sur ses seins pour les caresser lentement. Nous avions reculé nos visages de quelques pouces et nos yeux s’enflammaient à se fixer, pupilles à pupilles. Elle voulait regarder sa main sur mon érection, mais remontait pour fixer mon regard. J’avais une envie folle de regarder ses seins, mais son regard-précipice me retenait. Elle a lâché doucement mon membre, a pris le bord inférieur de son chandail moulant, l’a soulevé pour m’offrir ses seins. Sous son soutien-gorge noir et très dessinée, deux monticules blanc appuyés l’un sur l’autre. Elle a délicatement soulevé son soutien-gorge pour que je puisse voir ses seins. Avant de redescendre le tout, je savais que je ne pourrais plus jamais avoir la capacité de retirer mon regard d’elle… J’ai alors ouvert ma braguette et sorti mon membre en érection, gland gonflé, queue dure. Elle a regardé. A voulu s’approcher, mais a compris que non. Je l’ai remisée. Petit bécot des lèvres. Regard de braise.
Et je suis sorti de la voiture.
Ce lundi matin… un court message dans ma boîte courriel…
Vendredi, 11h45, la maison dort… je n’ai pu attendre… je suis émerveillée… j’ai envie de toi comme je n’ai jamais eu envie de quelqu’un… tu dis oui ?
j’ai rêvé Aria
J’ai rêvé Aria Giovanni. J’ai rêvé courbes ondulantes, lèvres pulpeuses, cuisses charnues, saphisme torride, cheveux noir-nuit, yeux sombres, mouvements lascifs et mielleux. J’ai rêvé Aria Giovanni. J’ai rêvé luxure étonnante, Aria écartée, Aria masturbée, Aria offerte. J’ai rêvé Aria Giovanni. Et je me suis réveillé quotidien.