Les éléments
Il ne faisait pas très froid, en fait, une douce soirée s’annoncait. Je marchais doucement dans ce quartier que je connais peu. Elle m’y attendrait, à une intersection particulière. J’avais donné le rendez-vous sans connaître vraiment le coin. Le connaissait-elle ce quartier ? Serions-nous dans le même état fébrile, de peur, d’anxiété légère et d’excitation à fleur de peau ? La neige craquait sous mes pas. La pénombre bien installée faisait danser la faible lumière des lampadaires qui s’allumaient doucement.
Je l’ai vue, au loin, là-bas. Elle me sembalit grande. Elle portait, comme indiqué, son long manteau et ses bottes interminables. Je distinguais ses genoux entre la fin de la jupe et le début de la botte. Elle se tenait droite. Là, sous la lumière scintillante du réverbère. Ses cheveux, ses lèvres bien distingues, je la voyais très bien sans qu’elle ne m’aperçoit, voguant dans ses pensées ou sentant légèrement un frisson d’inquiétude.
Je me placai plus près de la clôture qui longeait le boulevard. Pas de voitures. Elle ne pourrait me voir. Je m’approchai très près d’elle. Je pouvais presque sentir son parfum. Sans faire un bruit, comme un fauve, j’étais si près d’elle, je regardais sa nuque avec envie… Bonsoir Mignonne. Elle s’est retournée vivement. Surprise, apeurée, mais rapidement souriante. Tu m’as fais peur… qu’elle balbutia… Chut. Marche. Je te suis… que je répondis.
Suivant l’hypnotique son de ses talons qui s’enfoncaient dans la neige craquante, admirant son cul dandinant dans la jupe serrée, je la suivais de près. Silencieusement. Tourne ici, à droite, que j’indiquai, bifurquant vers une rue étroite bordée de grands arbres écrasés de neige. Le silence ambiant était absorbant. Seul le bruit des bottes et de nos souffles trahissaient une présence. Arrêtes, que j’intime sans lever le ton. Elle s’arrêta, resta droite.
Je m’approchai lentement d’elle, me collant à son dos. Elle sentit ma chaleur traverser son manteau, ce qui la fit frisonner légèrement. Exercant alors une poussé douce, en recommencant à marcher, elle collée sur mon torse, nous avançâmes vers un arbre un peu en retrait, sur le côté, dans une courbe de la rue. Cachés par un muret, elle placa ses mains sur l’écorce et les miennes en profitèrent pour aller ouvrir les pans de son manteau.
Mes mains chaudes sur son corps, qui subissait la légère brise froide, venaient apaiser le constraste vivifiant. Elle a laissé mes mains glisser sous son chandail pour venir taquiner le bout durci de ses petits seins magnifiques. J’embrassais sa nuque avec tendresse pendant que mon érection cherchait à se coller sur son cul splendide et si petit, qui se tortillait de manière à vouloir me faire délirer. Ses petits gémissements trahissaient son excitation grandissante. Aucun mots soufflés.
Je pincais ses mamelons et elle augmentait alors ses soupirs en crescendo. D’un geste lent et langoureux, je descendis mes mains vers le bas, glissant sur le côté de ses cuisses sur le tissu un peu rugueux de la jupe de coton avant de remonter sur la douceur de la peau, sous la jupe. Contraste merveilleux.
J’aggripai les bords de son minuscule slip du bout des doigts en même temps qu’un léger coup de vent vint la faire frisonner. Je descendis alors le slip au sol, elle souleva habilement une jambe puis l’autre pour laisser le slip dans la neige…
Légèrement écartée, je laissai ma main droite se glisser vers l’intérieur des cuisses pour venir sentir son royaume déjà abondamment humide et si chaud. Elle se cambra un peu, relevant la tête, me permettant alors de placer ma main gauche sur son cou, sous le menton, de manière à la retenir ainsi. Et mon doigt s’aventura en elle avec douceur et légèreté. Je la caressai lentement, avec agilité et… doigté !
Elle gémissait beaucoup, soupirant sans fin, essayant de me dire ses sensations, mais n’y arrivant tout simplement pas… Je l’ai soudainement prise à la taille, lui faisant faire un demi-tour. Ses yeux me regardaient alors avec fureur et désirs. Je l’ai embrassée avec fougue. Nos langues, nos lèvres en un tourbillon intense. J’ai baissé légèrement mon pantalon, aux genoux. Le froid me fouettait les fesses. Je me suis avancé, écartant ainsi ses jambes par la pression de mes cuisses, je l’ai regadrée dans les yeux, nos regards plongés réciproquement, je me suis inséré en elle d’un coup. Sa moiteur et sa réceptivité trahissaient son désir immense de m’avoir en elle. J’ai enfouis mon visage dans son cou, mon souffle brûlant sur sa douce peau, ses mains agrippaient fortement mon manteau dans mon dos . Elle haletait dans mes oreilles, perdue dans son excitation, savourant chaque coup de rein que je lui assénais.
Et nous avons jouis.
La nuit était tombée entièrement. Le froid reprenait ses droits lentement. Rhabillés à la hâte, je la regardais avec douceur : t’es belle – Merci. Et je l’ai raccompagnée chez elle.
Simona a dit,
Jeudi 13 mars, 2008 à 4:34
Tu sais quoi,j’adore.
T’as devine.
Merci.
noir intense 35 a dit,
Jeudi 13 mars, 2008 à 5:21
Le froid, le chaud…vous avez l’art et la manière de réchauffer nos pensées…
Merteuil a dit,
Vendredi 14 mars, 2008 à 9:31
Y a du style mais c’est pas ton meilleur. Mon oeil exercé a repéré quelques distorsions dans ton histoire, des détails en trop. Tu me permets la critique… Pour une fois, c’est moi le juge ! LOL
obsessif a dit,
Vendredi 14 mars, 2008 à 9:44
Merci Simona
Noir intense : ma chère, je n’aspire qu’à ça!
Merteuil, j’accepte les critiques lorsqu’elles sont constructives, mais uniquement si vous acceptez une petite fessé pour l’impertinence… héhéhéhéhéhé et vlan!