J’ai rêvé d’yeux-précipices…
Étendu nu. Épuisé, poisseux, suintant. Plus de draps sur le lit. Elle est par terre. Ça sent la pizza. Froide. Et le pot. Elle est par terre. Berçant sa belle tête aux sons de WD-40. Un demi-gramme de mort… un demi-gramme de mort pour emporter… Elle est encore plus belle. Si belle. Ses cheveux d’un noir-nuit. Ses yeux-précipices. Sa bouche-ravin. Langue qui me parcourait sans fin. Il y a quelques instants. Son cul qu’elle aime de plus en plus. Ses seins qu’elle aime moins. Corps hallucinant. Qui allume mes désirs. Qui brûle ma patience. Qui assimile ma sobriété. Qui domine ma personnalité. Corps tant rêvé. Corps consommé à outrance. En si peu de temps. Elle qui n’aime pas se faire regarder. Elle se tourne un peu. Dos sur le tapis rugueux. Jambes sur le lit. Écartée. Offerte. Abandonnée. Je la regarde. Je rebande. Comme des milliers fois. Comme des centaines de milliers de fois. Pétard à la bouche. Souriante. Je voulais tellement. J’ai eu un million de fois plus. Sa peau si douce. Marquée de rouge. De mes mains. Mes gestes un peu brusques. D’amour. D’envies. De pétrissages. De marquage. Il fait chaud. J’ai encore envie d’elle. Encore. J’ai rêvé d’yeux-précipices.
Simona a dit,
Mercredi 26 mars, 2008 à 11:05
Hum Humm…C’est delicieux tout ca,j’ai bien admire la scene en cachette,quelque part dans l’air..Je le vois encore
obsessif a dit,
Jeudi 27 mars, 2008 à 11:02
Merci Simona!
Elle a dit,
Jeudi 27 mars, 2008 à 3:51
Sublime, punk, fort…
Vous.
obsessif a dit,
Vendredi 28 mars, 2008 à 8:48
Merci vous.
je l’aime bien en effet ce texte. Court et explicite, rien a ajouter.