Des roches…
11h45. Vite. J’me sauve. « Je vais diner », que je lance en marchant rapidement le long corridor. On me regarde, sans surprise, presque sans se soucier. Pourquoi je tente toujours d’expliquer ? M’en fout. Je sors, démarre la voiture, me dirige vers le parc où elle m’attend.
Assise tout près, là-bas, sur la table piquenique. Ses cheveux tombent sur ses épaules dénudées. Petite camisole noire, échancrure plongeante, les bras accotés sur les cuisses. Sa jupette carreauté semble retroussée légèrement. Ses belles jambes attirent mon regard. Ses bottillons noirs aussi. Fait pas trop chaud. Elle a son petit manteau sur la table, le soleil la réchauffe. Pas frileuse habituellement. Belle fin de mai. Le vent est frais sur le bord du fleuve.
J’arrive en marchant rapidement. : « Allo mon rêve », que je dis, essoufflé. « Salut p’tit sexy ! », qu’elle me répond. Et sa bouche fond sur la mienne, délectable, délicieuse. Ma main derrière sa tête l’empêche de reculer, mouvement qu’elle n’avait aucunement envie de faire d’ailleurs ! Mais j’aime le geste.
On se lève, on marche un peu le long du fleuve. J’ai la main qui glisse sur ses fesses, elle me regarde en souriant. Nous ne parlons pas. Tous les 10 pas j’arrête pour l’embrasser. Après quelques minutes, je l’attire légèrement hors du chemin.
Il y a un petit chemin qui descend vers le fleuve. C’est rocailleux, de grosses roches grises placées là au hasard. Il y a une espèce de minuscule crique entre trois grosses roches, bien cachée par un énorme buisson. Je la plaque dos à la roche du centre. Le vent est coupé par les roches et le buisson. On entend l’eau frapper les roches et rien d’autre. On ne voit pas le chemin…et on ne nous voit pas du chemin !
Je me plaque sur elle, de tout mon poids. Mes mains agrippent fermement son cul. Je la colle à moi. Nos langues s’emmêlent. Nos baisers sont habituellement passionnés, mais là, une intensité nouvelle s’installe. Je sens enfin ses bras autour de moi, ses mains dans mon dos et mes fesses aussi. Pas dans ses habitudes. Du moins, pas d’ans l’auto avec moi. Elle se révèle foutrement active.
Je laisse mes mains glisser sous sa camisole et remonter vers ses seins. J’accroche au passage son soutien-gorge que je soulève du même geste. Sans lâcher sa bouche. Elle est beaucoup plus réceptive que d’habitude. Je suis plus audacieux également. Elle recule sa tête et la relève vers le haut, ce qui me donne le signal pour descendre ma bouche sur son cou et d’atteindre ses merveilleux seins que je goûte enfin. Mes lèvres entourent ses mamelons érigés et ma langue s’enroule autour des pointes. Je mordille aussi. Elle gémit, ses mains dans mes cheveux.
Lorsque je laisse finalement glisser une main entre ses cuisses, sous la petite jupette, la sienne vient m’y rejoindre pour écarter légèrement son petit slip doux. Je sens déjà la chaleur me brûler les doigts. En plaçant ma paume sur sa chatte je relève la tête pour retourner l’embrasser et la regarder dans les yeux… À cet instant, je remarque la rougeur au loin, derrière la grosse roche à côté du chemin. Je reviens à ses yeux merveilleux puis retourne au flash rouge au loin. Merde… je n’ai pas halluciné… y’a quelqu’un !
Nous regarde-t-il vraiment ? Peut-il nous voir ? Je fige un peu. Ses yeux me fixent en demandant silencieusement qu’est-ce que tu fais là pourquoi t’arrêtes ? Je reprends alors mon geste de frottement de paume et ses yeux repartent dans une extase délicieuse et je l’embrasse, oubliant tout à coup le voyeur.
Je sens alors ses mains travailler mon pantalon, fricottant après ma ceinture et mon zip. Je l’aide un peu et mon pantalon descend au sol. Avec mon slip du même geste. Mon érection collée sur son aine, je me contorsionne légèrement pour m’installer à l’orée de sa vulve bien humide. « Baise-moi », qu’elle me grogne et d’un geste vif je m’enfonce en elle. Je suis ailleurs. Enfin en elle. Je n’osais même plus y croire… qu’un jour j’y serais.
Elle agrippe ma tête, près du cou et plonge ses yeux en moi pendant que lime comme un forcené. Faut chaud là. Très chaud. Sa langue vient darder ma bouche à chaque coup de rein que j’exécute. Je sens son slip frotter ma queue d’un côté pendant que la chaleur intense m’englobe. Je la sens près de jouir, sa respiration accélère, ses petits gémissements s’intensifient, de petits cris subtils et de longs soupirs la trahissent, je ne décélère pas je garde le rythme, la pression de ses mains sur ma tête devient plus forte puis… un relâchement… elle se fige… et me souffle à l’oreille que… puis sa tête retombe vers l’arrière… au même moment qu’une roche déboule juste à côté de nous….
Elle se raidit, se retourne, vive comme une féline, et aperçoit le voyeur en haut… qui était encore là… j’l’avais oublié le con… trop emporté dans mon délice… elle bondit alors comme une enragée… se dirigeant vers l’homme en haut, à quelques pas… celui-ci, surpris, ne bouge pas encore. Il se réveille de sa stupeur lorsqu’il sent la roche qui le frappe à l’épaule, roche lancée par ma démone qui court, la camisole relevée, le soutien-gorge à moitié redescendu, la jupette qui vole. Je vois son cul du bas de la côte et je souris. Athlétique quand même ! Se tenant l’épaule le voyeur tourne les talons et s’enfuit sous les cris de ma démone…
S’arrêtant sec, elle regarde autour et replace son soutien-gorge. Pas un chat autour. Ouf. Elle se retourne te reste plantée en haut me regardant d’un air mauvais. Je remonte penaud, en étouffant un rire qui se voudrait tonitruant s’il sortait. « T’aurais pu me le dire nono », qu’elle me fâche. Avant de sourire et de se joindre à mon fou rire que je ne pouvais plus retenir.
« Pis j’suis même pas v’nu moi !!!!! », que je lui susurre à l’oreille… « Tant pis pour toi », qu’elle me lance avant de partir à courir comme une gamine vers la voiture.
Je l’adore.
Simona a dit,
Jeudi 27 mars, 2008 à 4:15
Aaah mon Dieu celui-la il est..il est..il est incroyable!
Amusant,vivant,j’ai senti,j’ai entendu,j’ai vu,j’ai entendu..Juste assez long pour vraiment embarquer.Vraiment,vraiment superbe
xx
Simona a dit,
Jeudi 27 mars, 2008 à 4:16
Oups,j’ai peut-etre “Trop entendu”haha
obsessif a dit,
Vendredi 28 mars, 2008 à 8:50
Jamais trop, Simona, jamais trop.
Merci pour vos commentaires toujours exubérants.