Le goût

Vendredi 13 juin, 2008 at 8:20 (Fétichisme, Souvenirs)

 

Parfois j’ai l’impression d’être dingue.

 

Un flash, un souvenir vif, une vieille histoire, encore jeune en ma mémoire toutefois. Ma première vraie rencontre avec la lingerie. Souvenir trouble et réjouissant, le noir encore clair et la texture encore sensible.

 

Elle avait au moins 7 ou 8 ans de plus que moi. J’ai déjà glissé souvenir d’elle ici, dans un autre texte. C fut mon grand amour impossible. Moi naïf, jeunot et excité comme un lapin. Elle déjà plus mature, plus femme. Elle est tombée furtivement amoureuse de moi, je n’ai pas su garder son éclat, j’ai échoué. Mais je suis resté très longtemps amoureux.

 

Elle a été la première superbe femme à s’intéresser à moi. À tout le moins à mes yeux. Superbe, plus belle que belle. Celle qui a exacerbé mes désirs de femmes en tailleur, qu’elle portait divinement bien. La première également à m’offrir le superbe cadeau d’une lingerie fine et magique. Parfois les deux en même temps !

 

Un soir, dans mon petit appartement du Plateau, minuscule 3-1/2 remplis de livres et de quelques meubles ici et là, c’est l’été et il fait très chaud. Je suis assis dans les escaliers dehors, respirant l’air lourd et humide, buvant un grand verre de limonade. J’entends alors un son de talon au loin. Ses claquements d’escarpins sur le trottoir est distinctif, je le reconnaîtrais entre mille. Elle ne devait pas venir ce soir…

 

Les pas dans l’escalier… j’essaye de me contenir, ne pas regarder, puis sa chevelure, crinière de lionne apparaît… suivie de son magnifique sourire. Elle est superbe. Je feins la surprise. Elle s’approche et m’embrasse. « J’avais terriblement envie de te voir… », qu’elle me murmure à l’oreille. Nous entrons.

 

Sitôt à l’intérieur, elle se colle à moi et nous nous embrassons. Entre deux baiser, une accalmie, j’en profite pour glisser « Tu devais travailler tard… ». Elle m’embrasse encore plus passionnément en guise de réponse. Elle me laisse quelques minutes, en me disant d’attendre gentiment, elle revient avec une surprise.

 

Elle revient, avec rien de nouveau. Quelle surprise alors ? Elle me repousse gentiment sur ma causeuse, se retourne, se penche, sort un CD de son sac, ouvre le lecteur, glisse le CD et le met en marche. Elle se retourne et me fait signe de ne pas dire un mot. La musique commence. Chet Baker. Langoureux sax enfumé et alcoolisé. L’ambiance est installée en quelques secondes.

 

Elle danse doucement et mimant un strip très inspiré. Regarder une superbe femme faire un strip en tailleur professionnel… ouf… je me meurs presque. Une fois le veston, le chemisier et la jupe au sol… je suis estomaqué de la regarder. Toute en noir. Une lingerie magnifique, toute en dentelle, des bas fins, un slip magnifique, des jarretelles fines et un soutien-gorge qui illumine sa petite poitrine. Premier contact avec une réalité de lingerie… autre que dans les films ou magazines. Exit le coton des soutiens-gorge sportif et les culottes blanche.

 

Elle s’offre à voir et je regarde avec intensité. Elle retire son slip qu’elle dépose à côté de moi. Elle vient s’installer à mes côtés en me disant : « prends-moi maintenant, là, ici, vite ». Et elle écarte ses magnifiques cuisses pour m’offrir sa fente. Comme ça. Je retire mon short et mon boxer en un clin d’œil et l’enfile directement.

 

Pendant que je m’active, elle ferme les yeux et me dit des salaceries… ce qu’elle ne fait jamais. Mordillant ses seins… le déclic se fait… sa lingerie semble goûter bon… un subtil goût indéfini mais irrésistible. En une fraction de seconde, je reprends mes esprits en me disant « merde… ça goûte… j’suis dingue… j’ai envie de manger sa lingerie… »…

 

Qu’est-ce qui m’arrive ? Ça va pas dans ma tête ! Puis le trouble prend le dessus sur la logique et la raison… je lèche à grandes lampées son soutien-gorge, cherchant la subtilité sur ma langue, la texture. Ses mamelons sont très durs et érigés. Elle suffoque presque de plaisir. Ses seins n’ont jamais été aussi durs et sensibles. Y’a-t-il un lien entre ma folie de goûter et sa réaction ? Je n’en sais rien, mais je me retiens pour ne pas arracher et m’empiffrer.

 

Je me retire d’elle et descend le long de son ventre jusqu’à son sexe. Je m’active sur sa fente en léchant et mordillant. Je suis affamé. Puis mon visage touche son bas. Je suis surpris et saisi. Je tourne légèrement la tête pour goûter le tissu du bout de la langue. Encore meilleur. Je lèche, je goûte, je glisse ma langue et mes lèvres sur le bas, du pied à la cuisse. Je prends la jarretelle entre mes dents. Elle me regarde confuse, mais les yeux mi-clos elle accepte ma folie et se laisse envahir par mon désir immense.

 

Je me relève. Je saisi ses chevilles de mes mains. Je suis dans un état d’excitation totale, le goût du fin nylon sur mes lèvres, je suis ailleurs, je la prends brusquement en lui écartant les cuisses à pleine extension. Elle me regarde, le regard fou et me hurle presque de la baiser brusquement. Jamais nous n’avons été dans un tel état, nous habituellement si doux et calmes. Je l’ai labourée, pénétrée, ramonée, limée avec force vigueur et acharnement.

 

Et j’ai jouis. Elle également. En hurlant toute ma démence. Puis je me suis effondré sur elle, la tête sur son ventre, laissant mes doigts glisser sur le doux tissu de ses bas, sa main dans mes cheveux.

 

- Dis C, suis-je fou ? 

  

- Pourquoi ?

 

- Pour tantôt… sur le tissu… j’suis comme devenu dingue sans pouvoir arrêter… ça goûtait… je ais pas… indescriptible et irrésistible…

 

- Le goût du désir mon beau… le goût de l’envie.

 

- Peut-être…

 

Parfois j’ai l’impression d’être dingue.

Un commentaire

  1. noir intense 35 a dit,

    Mais non, mais non vous n’êtes pas dingue juste amoureux des belles choses, ce que l’on ne pourrait vous reprocher !!!! sourire

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