elle m’offre…

Vendredi 19 juin, 2009 at 8:05 (Non classé)

 

Je suis tout sourire… charmée, vous le savez… Quel gentil-fou-adorable-habile-sensible compagnon vous faites. Chaque fois que vous réussissez à me faire faiblir ainsi dans ma détermination à demeurer “détachée”, je suis émerveillée de vos talents! Vraiment! Je vous le répète, je sais, mais comme je voudrais un clone de vous comme compagnon de vie! Quelle merveilleuse sensibilité et connaissance des femmes vous avez…

                                                                               M.

 

 

Elle m’avait reçu avec plein d’attentions.

Souriante, magnifique, détendue, sûre d’elle.

Elle m’avait invité à m’assoir confortablement.

Servi un verre de rosé bien frais.

Sans un mot, elle s’était dirigée vers son petit attirail musical.

Les premières notes étaient douces, calmes, câlines.

Elle s’est retournée, faisant virevolter les pans de sa robe si légère.

Elle souriait avec bonheur.

Reprenant un peu de sérieux, elle commença à louvoyer.

Balançant le bassin au rythme de l’air doux.

Fermant parfois les yeux, mais pas trop.

Me regardant plutôt avec satisfaction et complicité.

Ses mains longeaient son corps sinueux.

Frôlaient ses courbes merveilleuses.

Jouaient sans innocence avec les bretelles minces.

Elle se laissait submerger par la musicalité de ses propres mouvements.

Ondulant de plus en plus.

Exagérant quelques mouvements provoquant chez moi des chaleurs et tortillements.

J’avais l’impression d’être un pacha privilégié.

Devant un spectacle unique, d’une seule représentation.

Mais il y avait plus.

C’était son spectacle d’elle.

Son désir d’éveiller le désir.

Le plaisir de voir le désir incontrôlable dans mes yeux.

D’enfin être reconnue un instant pour le plaisir provoqué et absolu.

C’était drôlement réussi, j’avais une érection qui ne mentait pas.

Et un pétillement dans le regard qui ne laissait rien aux doutes.

Je la désirais à cet instant.

Plus que tout.

Et elle a retiré sa robe, la laissant choir d’un léger mouvement.

D’une lenteur cinématographique.

D’une sensualité amoureuse.

D’un désir de s’offrir comme jamais.

Et elle était nue sous la robe.

M’offrant son corps avec grâce.

Volupté, sensualité et abandon.

Tout en ondulant encore.

Et me souriant.

De ses seins, de ses fesses, de ses hanches, de ses taches de rousseurs, de sa vulve de ses cuisses.

Et elle me souriait.

De toute sa splendeur, sa volupté, son désir, son sexe.

Elle s’offrait littéralement à moi.

Avec soin et précision.

Entière.

J’étais dans un nirvana rarement atteint.

J’ai jouis.

Sans même toucher.

Un commentaire

  1. Juliette a dit,

    Obsessif, vous êtes un sculpteur de mots sans pareil! Quelle sensibilité, quelle finesse… Je suis scotchée à votre billet!

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