vacances…
Les vacances arrivent. Mon esprit pervers est fatigué, mon inspiration s’épuise, mes idées tordues et salaces se lassent, mon érotisme rampant s’essouffle et mon regard-cul s’embrouille.
Il y a elle toutefois qui me maintient dans un état vertigineux qui me fait perdre mes moyens.
De retour dans quelques jours, semaines, après les vacances, après le ressourcement, après d’autres folies qui ne se racontent pas… ou peut-être après.
damn pantalon
C’qu’elle est belle. Yeux magnifiques. Courbes délectables. Bouche à rendre fou celui qui ne peut l’embrasser. Frickles débordants de sensualité, des gestes délicieux, un léger soupir étourdissant, mon nom murmuré si bas si convaincu. Fait chaud. Fait trop chaud. 20 minutes hors du temps. 45 minutes de route. La moindre seconde volée à la réalité pour être avec elle vaut toutes les acrobaties d’horaire et les détours d’organisation.
Mais… damn pantalon!
escalier
Elle était devant moi.
Nous montions ce grand escalier de bois
Les bruits de craquements
Je regardais son cul
Hypnotisé
Impatient d’y retoucher
Le temps s’est arrêté
Son regard s’est détourné
Vers le bas, vers moi
Elle a sourit
Puis de ses fines mains
Elle a soulevé
Le bas de sa robe
M’offrant une vue en contre-plongée
De son stupéfiant derrière
De son slip satin
Culotte garçonne
Je regardais la fine courbe de ses cuisses
Détaillait candidement la finesse de ses mollets
Jusqu’au tendon
Jusqu’au talon enveloppé
De la mince ganse de sa sandale
Et de son sourire complice
Et de ses yeux taquins
Elle m’a acquiescé
J’ai monté les deux marches
Du bout des doigts
J’ai délicatement pris le doux tissu
Et j’ai descendu le slip
Pour entrevoir
La blancheur magnifique
De ses fesses
Le sillon net
Puis, une petite partie
De sa fente
Et j’ai reculé
Pour mieux observer
Obsessivement
Sans décoller les yeux
J’étais heureux
dure journée au bureau
Quelques trucs à finaliser concernant le matériel marketing
Travailler les listes Excel
Réfléchir à des nouvelles procédures d’améliorations constantes du cycle de travail
Penser à toi
M’imaginer que je t’embrasse toute la journée
Revenir au calendrier de production à modifier
T’imaginer dans mes bras
Tenter de faire baisser mon érection d’impatience
Me concentrer sur les dernières balances budgétaires pour aider à faire tomber l’érection
Ne pas réussir parce que mon désir est trop grand
Alors, faire du ménage dans les vieilles archives poussiéreuses, comme grand recours
Mais revenir à toi, tes seins dans mon écran, tes courbes dans ma tête
Revenir à tes fesses sur mon clavier
Tenter de chasser ces pensées bousculantes
En calculant mes comptes payables
La comptabilité n’a aucun effet dissuasif sur mes désirs envahissants
Le travail n’a aucun effet obnubilant sur l’hypnose que provoquent tes courbes
Je n’ai aucune concentration, aucune volonté
De travailler comme un forcené
Pour enlever de mon esprit
Mon envie absolue
De te prendre sur mon bureau
Éparpillant papiers, chiffonnant dossiers
Et jouissant bruyamment de tes gémissements.
pique-nique
(…) te regarder avoir un rayon de soleil dans les cheveux… te regarder fermer les yeux, juste avant de t’embrasser… te regarder sourire timidement avec ma main qui caresse tes seins… te regarder me donner du regard légèrement réprobateur quand j’essaierai de soulever ta robe (…)
elle avait un si joli sourire…
Le bar se vide. La tête me tourne. Je suis fatigué. La jolie là, au bar, tient, je lui paye un verre. Juste parce qu’elle est si jolie que ça me fait du bien. Lui parler… lui parler ? Jamais de la vie. Hors catégorie. Trop mignonne, trop inaccessible. Elle doit sentir bourdonner les faux-bourdons à longueur de journée. Qu’est-ce que je fais ici ? C’est plus de mon âge. 39 ans. Quand même. Elle prend le verre, ne regarde même pas qui l’offre. M’a-t-elle vue ? J’voudrais juste un sourire et je repars chez moi le cœur revigoré. Me mentant que j’ai peut-être pas perdu la « touch ». Elle me jette des regards vides de temps à autre. Suis-je encore intéressant ? Un minimum regardable ? Qu’est-ce que je fous ici à reluquer les jeunes femmes, ce n’est définitivement plus de mon âge. J’voudrais juste un sourire, une légère conversation sans plus. Je voudrais juste un regard. Elle me plait, mais je sais bien que c’est impossible. Alors, juste un sourire et quelques mots. Je suis certain qu’elle me pense vieux pervers, mais après quelques secondes de conversations et hop, je suis dans l’train. Elle verrait que je ne suis pas si con, si vieux pervers, si mononcle. Bon, le bar se vide vraiment. Elle a terminé son verre. J’y vais ? Elle se lève, je dois y aller aussi, je suis fatigué. Oh, elle a un corps magnifique, Oh, c’qu’elle est grande, trop grande. Désinvolte, mais sûre d’elle. Je me lève. Elle passe tout près de moi. Elle a échappé un truc de son sac. J’approche. Elle me jette un regard assassin. Je pointe le doigt au sol, c’est un petit étui de cartes je crois. « Mademoiselle, vous avez… » « Back-off, le vieux, ne me parle pas… » et elle poursuit son chemin vers la sortie, fière de sa réplique, fière d’avoir tenu tête encore une fois à un vieux cruiseur, écumeur de bars. Penaud, je me penche et ramasse l’étui. Il y a toutes ses cartes, adresse de résidence comprise. Pendant quelques secondes je me vois chez elle, « eh eh eh la petite… tu ne pensais pas me voir icitte hein ! Le veux-tu ton étui d’cartes ? Que m’offres-tu en échange ? J’aime les filles gentilles et reconnaissantes, eh eh eh»… mais non. Je retourne chez moi, je prends l’étui et le place dans une enveloppe que je posterai demain matin, sans petite note, sans petit mot. J’oublierai.
toucher ses courbes
Elle portait une légère robe
Simple, efficace
Elle portait également son immense sourire
Nerveuse, elle scrutait du regard
Les alentours
Pour éviter d’être surprise
Par une visite impromptue
Je me suis approché d’elle
Enfin, ma Miss
Si près, si accessible
Après ces longs mois de patience
J’ai glissé mes mains sur ses hanches
Puis derrière son dos
Avant d’approcher mon visage
Puis coller mes lèvres aux siennes
Enfin
Enfin
Ces lèvres tant espérées
Ce doux effluve
« parfum extraterrestre »
Ses yeux mi-clos
Et nos bouches avides de désirs
Qui se fusionnent
Qui se luttent
Qui se caressent
Qui s’émerveillent
De se fondre
Comme si elles avaient été
Créées
Pour s’embrasser
Conçues
Pour se découvrir
Pensées
Pour se lover
Ne sachant plus où
Mes mains
Partout, surtout
Coller mon corps au sien
Lui montrer
Mon désir
Lui faire comprendre
Mon désir
Toucher ses courbes
Circuler son corps
Quelques instants de répit
Où nous valsons lentement
Où nous tangons subtilement
Nos regards francs
Directs
Plongeants
Sincères
Puis elle monte les escaliers
Et je veux mourir
De voir son cul chalouper
Hypnotisé
Si je lui demandais d’arrêter
D’avancer
Pour soulever cette robe
Et découvrir ce cul
Si doux
Où mes mains se sont attardées
Quelques secondes auparavant
Quelques éternités savourant
Un nirvana indescriptible
Ainsi cambrée dans les escaliers
J’y resterais une éternité
Puis j’ai du quitter
M’éloigner de ce corps enveloppant
De ces lèvres étourdissantes
Partir
Mourir un peu
Mais souriant
Comme un gamin fier
De son coup