tiens tiens…

Mercredi 18 novembre, 2009 at 12:05 (Non classé)

 

Un sourire radieux entre les têtes de cons. Une jolie tête bien noire aux lèvres rouge-assassin. Et des talons gratte-ciel solides comme Gibraltar qui transportent trois sacs à dos, Spiderman, X-Men et Hannah Montana. Puis trois p’tites têtes blondes qui se dandinent derrière, se chamaillant en rigolant. Un sourire devant mon étonnement béat et mon exclamation gagné d’avance.

 

Et soudainement, une minuscule branche à attraper dans la chute…

 

 

Permalien 3 commentaires

je tombe

Mardi 17 novembre, 2009 at 9:09 (Non classé)

 

L’inspiration me quitte. Mes souvenirs deviennent moins limpides. Mes désirs se lassent. Mes envies s’amenuisent. Je regarde encore, je vois toujours, je m’illumine parfois d’un sourire, d’une démarche, de jambes croisées. Je sens un renouveau m’envahir à la vue d’une magnifique poitrine, mais le cœur y est de moins en moins. Je serai au Salon du Livre les prochains jours et la possibilité de croiser une multitude de minettes, de jolies étudiantes-en-littérature et de mères-lectrices-poussettes me rend extatique. Ma tête sera inévitablement débordante d’images luxuriantes et une foule de scénarios s’y bousculeront. J’aurai peut-être la chance d’en charmer une ou deux. Mais mon énergie de séduction diminue. Devant un magasin de bonbons, le gamin à les jambes lourdes et un peu la tête qui tourne. Les mignonnes passent comme dans des portes battantes, franchissent le tourniquet, puis poursuivent leur chemin. Je reste planté là. J’ai l’impression d’être immobile dans un monde ultra-rapide de zapping extrême. J’ai l’impression d’être dépassé, la drôle d’impression de ne plus toucher, le mesquin sentiment d’être rigolo, un ovni, un phénomène de foire, immobile et qui accumule la poussière lorsque l’expérience devient lassante. Je me relève les manches, je fonce, j’ose, je pousse, je tente, je trafique, je construis, je déconstruis, je patiente, je manœuvre, j’écoute, je parle un peu et je m’ankylose lorsque la brise passe et meurt. J’ai tant d’envies, de désirs, de jeux que je m’y noie. J’en arrive même à perdre mes repères et mes moyens. J’accroche, mais je flanche. Le cercle vicieux, telle la roue d’hamster, est infini. J’ai l’impression de vivre mon mythe de Sisyphe. Je gravis ma montagne d’envies avec ma boule de charme vers le sommet-demoiselle, puis tout déboule… et je remonte… encore… encore… éternellement. Je me fais tant d’illusions, tant de scénarios impossibles qu’à défaut de me garder alerte et excité, ils me détruisent. Je reviens toujours à cette quête incessante des premières, à cet impossible et indispensable équilibre entre moi et l’Obsessif. Un jour je devrai briser l’équilibre nécessaire et tomber, pour mieux me relever et me tenir droit moi-même et plus dans le regard des autres envers l’Obsessif ou le regard de l’Obsessif au-dessus du mien. Docteur Jekyll veut maîtriser Mister Hyde. Comment continuer de concillier mes obsessions avec ce corps vieillissant qu’est le mien. L’effort est grand, au-delà de mes capacités. J’aimerais me concentrer. J’aimerais me contenter. L’impulsion est vive, l’attraction est douloureuse. Il y a ces demoiselles-défis qui titillent mon démon. Il y a toi, oui, toi qui réussit à conjuguer mes extrêmes, qui relie mes deux mondes. Il y a ma douce, celle qui a gagné, celle qui m’héberge en elle, celle qui malgré tout vient se coller à moi tous les soirs pour me calmer. Cold Turkey, cassure directe et définitive, pourrais-je me faire cette violence ? L’Obsessif m’habite, le détruire et l’abandonner accélérerait assurément ma perte. Je ne marche plus sur le bord du précipice, je perds l’équilibre et je vois la vallée lointaine en bas. Je titube. Je vacille. Je n’ai plus la confiance de l’équilibriste, du funambule. La gestion des vies devient lourde. Je tombe.

 

Permalien 4 commentaires

impudique

Lundi 16 novembre, 2009 at 12:26 (Non classé)

 

Nous nous croiserons. Sans s’être vus, nous saurons. Vous serez grande, je serai moi. Vous flotterez comme un spectre, avançant sans mouvements, je serai lent et déambulant. Mes mauvais yeux m’empêcheront de vous découvrir, mais je ressentirai comme jamais votre présence. Nous irons nous assoir, sans mot dire. Je vous offrirai quelque chose à boire. Je vous regarderai alors de plus près. Vous sourirez. Nous parlerons un peu. Puis, je me lèverai et vous embrasserai, parce que l’envie de vos lèvres sera plus forte que la crainte des connaissances. Et puis nous marcherons vers le stationnement souterrain. Les odeurs de voitures nous écœureront. Les bruits échos des pneus et de la ventilation seront presque assourdissants. Je vous ouvrirai la portière de ma voiture. Vous vous installerez calmement, sachant déjà la conclusion. J’entrerai ensuite. Sans attendre, je vous embrasserai de nouveau. Vous serez si belle. Je soulèverai votre jupe pour découvrir un slip coquin. Je soulèverai votre chandail pour regarder votre poitrine sublime. Je descendrai sous vos seins les pans de votre soutien-gorge pour admirer vos mamelons que je suçoterai avec envie. Je glisserai votre corps d’un coup sur la banquette, m’installerai par-dessus vous, sortant mon membre déjà en érection et l’enfournerai dans votre délicate bouche, l’investissant avec vigueur, en agrippant votre tignasse à pleine main et enfonçant votre visage dans mon ventre. Me reculant aisément, j’arracherai ce slip délicat pour écarter vos cuisses d’une manière obscène. Puis, vos jambes sur mon torse je m’enfoncerai en vous. Je vous possèderai avec force jusqu’à notre jouissance respective. J’éjaculerai sur vous, tachant la jupe et ma banquette. Je vous regarderai alors quelques instants, admirant votre impudeur. Et votre sourire. Je vous dirai que je vous aime.

 

Permalien 2 commentaires

Myrtle

Jeudi 12 novembre, 2009 at 12:18 (Non classé)

 

J’avais quoi, 14 ans. Mes parents louaient tous les étés une maison mobile dans un camping quelque part au sud des États-Unis. À quelques pas de la plage, nous y passions presque un mois. C’était absolument génial. Tous les jours ou presque, jeune homme aux hormones explosives, je bandais de regarder les filles en bikini passer devant la maison mobile ou sur la plage. La plupart me souriaient et tentaient de m’aborder. Craintif, réservé et trop gêné pour poursuivre, elles quittaient en souriant. Faut dire que dans ces années-là, mon corps se développait à une vitesse fulgurante et j’arborais un ventre-plat-vagues-abdos-six-packs. Sans efforts. On me remarquait.

 

Ce jour là, deux jolies blondes bronzées et silhouettées d’une manière étourdissante se sont approchées de moi pour entamer une discussion. Baragouinant quelques mots d’anglais approximatif, je tentais de jaser, elles menaient la discussion. Nous avons marché tous les trois vers l’arcade près de la plage, bâtiment sans murs avec un toit de tôle où trônaient des jeux pour occuper les enfants épuisés de soleil. En contournant le bâtiment, nous nous sommes retrouvés entre deux dunes d’herbes folles dans un petit coin. Une a tenté de m’embrasser. Dans l’étreinte des gestes brusques, elle m’a marqué avec un de ses ongles, longue balafre rouge à la base du cou. Nos bouches goulument arrimées s’activaient à s’inonder de salive et de s’avaler. Ensuite, l’autre à pris la place pour une séance tout aussi mouillante et exagérée. Après de longues minutes, nous avons poursuivis notre chemin et les deux demoiselles m’ont demandé où j’étais logé. Passant devant la maison mobile, elles m’ont quitté en me disant que nous nous reverrions bientôt. À insouciante jeunesse, parfois ça me manque.

 

Je suis entré. Je me suis dirigé vers le fond, où se trouvait mon lit. La famille à la plage, je savais que j’étais seul. Seul et bandé. Seul, bandé et excité comme un chevreau. Je me suis couché et me suis masturbé frénétiquement en revoyant dans ma tête les filles, leurs seins énormes, leurs fesses dodues, leurs bouches aux lèvres faites pour embrasser. J’étais sur le point de venir quand j’ai détourné la tête et vu leurs deux visages à travers la petite vitre entrouverte. Souriantes, yeux exorbités, elles m’espionnaient. Voyeuses. J’ai figé. Mais je continuais à me masturber mécaniquement.

 

« Keep goin’ » m’a gentiment dit une des deux filles. « I need to see.. I need something.. » que j’ai balbutié… voulant voir des seins ou entendre des mots ou juste un bec pour repartir en grande… J’ai dû me faire comprendre malgré mon désordre vocal parce qu’une des filles a reculé et a soulevé l’autre plus haut pour voir tout son torse. Et là, magie dans les yeux d’un gamin frénétique, elle a soulevé son haut de bikini pour me montrer ses seins. Étant déjà sur une autre planète où aucune convenance ne tient à cet âge-là où le cul domine les pensées (encore aujourd’hui me direz-vous…) j’ai vu des seins magnifiques directement offerts dans un seul but… m’exciter. Pas dans un film, pas dans un jeu, pas par erreur… non offerts avec une seule idée, me faire bander et jouir. Elles sont restées comme ça. Je regardais. Je me masturbais avec vigueur. Et j’ai jouis. J’ai éjaculé fortement sur mon ventre. Elle a sourit et rigolé, regardant mon sperme avec intérêt et surprise. L’autre l’a relaissé tomber. Les deux, mains agrippées au bord de la fenêtre, les yeux directement sur ma queue et mon ventre regardaient mon sperme en zigzague. J’étais ailleurs. Pas de gêne, pas de retenue. Juste bien.

 

Je me suis essuyé avec un mouchoir. Et je suis sorti. Elles étaient déjà parties. J’ai senti la chaleur de la grafigne sur mon cou…

 

Permalien 4 commentaires

flashs décadents non-utilisés

Mercredi 11 novembre, 2009 at 10:25 (Non classé)

 

J’ai terriblement envie de te regarder, nue devant le miroir de la salle de bain, de dos, les mains sur le lavabo blanc.

 

(…)

 

je le vois très bien ton visage…

je la vois très bien ma queue au fond de ta bouche…

je les vois très bien tes grands yeux de biche me suppliant de venir…

je la vois très bien ma main sur ma queue qui masturbe…

je la vois très bien mon autre main qui agrippe tes cheveux férocement…

et je vois maintenant très bien mon jet t’éclabousser le visage…

sortir brutalement de mon méat pour atterrir avec fracas sur ton visage…

ta bouche ouverte pour en avoir un peu au fond de la gorge…

le reste qui barbouille ta peau…

 

(…)

 

Une très jolie jeune femme, lisant

Étendue sur une couverture, le vent

Soulève sa robe, nonchalamment

Petite culotte rouge… invitant !

 

(…)

 

J’ai vu une pub de savon où il est dit : get a facial every evening ! J’tu tout seul à voir un double-sens moi ? Surtout avec toute cette mousse blanche… Ou bien j’suis vraiment trop pervers…

 

(…)

 

Parlant pub… j’ai revu celles de Dove où la compagnie incite les femmes à se trouver belle telles qu’elles sont… cibole… c’est vraie qu’elles sont belles ! Vraiment belles.

 

(…)

 

Permalien 5 commentaires

dégât

Mardi 10 novembre, 2009 at 2:08 (Non classé)

 

 

Je l’observais de ma voiture. Elle marchait lentement devant les grandes portes. Long manteau noir entrouvert par cette belle journée de redoux ensoleillé. Chemisier blanc qui épousait parfaitement ses seins proéminents, jupe courte fendue à l’avant, noire, simple, efficace et de jolis petits escarpins noirs. Toc toc toc toc…

 

Je me suis stationné tout près. Je suis sorti de ma voiture et j’ai marché parmi un groupe. Elle regardait anxieusement le groupe, cherchant vainement ma présence, n’étant aucunement certaine. Je sentais qu’elle appréciait définitivement le déséquilibre…

 

Le groupe passe, elle est debout devant moi. Si petite, que malgré les talons, nous croisons facilement le regard. Elle a su à cet instant. Salutations d’usages. Je glisse une main derrière son dos et l’entraîne immédiatement en direction de ma voiture. Elle marche à mes côtés. Toc toc toc toc

 

J’ouvre la portière. Elle entre, soulevant ses jambes, remontant la jupe, assez pour voir le bout plus sombre du bas et une mince ligne de chair d’une blancheur étonnante. Je referme la portière. Je retourne m’assoir et démarre. Je fais le tour lentement pour trouver un endroit discret. Stationnement souterrain. Un espace déterminé de deux murets de ciment. Voilà.

 

Les directives étaient claires et acceptées. Pas de mots. Que des gestes. Je souris. Elle sourit. Par soucis d’honnêteté dans le jeu, je lui demande son accord de la tête pour poursuivre. Elle répond oui de la tête avec enthousiasme. Elle accepte. J’approche et l’embrasse. Ses lèvres chaudes me dévorent presqu’immédiatement. Elle gémit un peu sur l’instant. Elle est excitée et très chaude. Je recule un instant, lui fait signe de se déplacer à l’arrière. Elle se faufile entre les bancs à ma grande surprise. Son cul rond bien moulé dans la jupe me rend fou. Elle se glisse entre les sièges, se retourne acrobatiquement et se retrouve à l’arrière en un rien de temps, accotée à la porte, un peu penchée, jupe relevée. Je sors pour revenir à l’arrière. Elle mord ses lèvres et me regarde avec envie.

 

J’approche et lui caresse les seins par-dessus son chemisier. Ses mamelons durcissent, pointent durement le tissu. Nos langues s’enroulent, se fondent. Je glisse sous sa jupe une main pour sentir sa peau chaude et humide. Pas de slip. Je glisse mes doigts sur sa fente. Elle mouille abondamment. Et elle gémit. Je glisse un doigt en elle qui entre facilement. Je la regarde dans les yeux. Elle me sourit et fait oui.

 

Je me dézippe. Je suis bandé. Je sors mon membre uniquement par l’ouverture. Je soulève ses cuisses. La jupe relève mais reste collée aux cuisses… et je m’enfonce. D’un coup. Profondément. Elle ferme les yeux et échappe un petit cri, puis de longs soupirs. Je m’active. Un forcené. Puis après quelques minutes de rythme infernal, je me recule en agrippant sa taille et l’emportant avec moi dans mon mouvement vers l’arrière. Je m’assois. Encore en elle. Elle m’enfourche. Et sautille sur mon membre comme une cowgirl endiablée. Les mouvements giratoires de son bassin sont étonnants. Nous sommes encore tout habillés. Des parties de mon zip frottent son pubis et l’intérieur de ses cuisses. J’ai les mains sur ses seins que je masse vigoureusement.

 

Elle penche alors son visage si près du mien que je distingue les pores de sa peau. Elle plonge le regard dans le mien… je vais jouir… je jouis… qu’elle me répète… en soupirant… J’agrippe à mon tour son visage puis ses épaules, elle se retire de moi, se couche sur le dos, pliée, inconfortable, j’installe un genou sur la banquette et l’autre jambe au sol… je me masturbe quelques instants puis j’éjacule directement sur elle… jupe et chemisier aspergés.  Puis je m’effondre sur le dos.

 

Après quelques instants pour reprendre nos esprits… nous replaçons nos vêtements. Elle garde ma semence sur ses vêtements. Je la dépose un peu plus loin près de sa voiture. Nous nous embrassons tendrement et puis elle sort. Elle est magnifique. Je la regarde marcher jusqu’à sa voiture, elle s’installe démarre puis part.

 

 

Permalien 3 commentaires

funérailles

Lundi 9 novembre, 2009 at 12:48 (Non classé)

 

Une église à l’écho morne. Tous ces proches tristes, ces vêtements sombres, ces visages longs et traversés de larmes séchées, une veuve éplorée, des enfants inconsolables et cette dame au décolleté improbable qui déchire le paysage noir et uniforme. Une craque solennelle !

 

Et mon regard obsessivement accroché sur ces monticules blancs offerts outrageusement parmi la tristesse.

 

Ces vieillards, ces amis de longue date, ce vieil homme que je ne connais pas et cette anomalie de groupe dans ce décolleté absorbant la matière noire ambiante. Quelle vie cachait cet homme malade ? Quelle double-vie arrimait cet homme à la vie ? Assise seule au bout d’un banc de bois dur, juste en angle avec moi. Qui pouvait bien être cette superbe aux funérailles d’un vieil homme simple ?

 

Je regardais. Fasciné. Des histoires plein la tête de ces deux-là. Puis me voyant, dans la même situation. Frissons. Et légère érection. Puis sourire.

 

Je suis définitivement incorrigible.

 

Permalien 3 commentaires

S’embrasser

Jeudi 5 novembre, 2009 at 3:09 (Non classé)

 

Quelques courriels échangés, sporadiquement.

Connue seulement d’un pseudonyme

Quelques bribes de vie, quelques morceaux de fantasmes

Quelques envies éparses, quelques désirs en miettes

Une apparence floue

Plus imaginée que réelle

Mais ce désir commun foudroyant

S’embrasser.

 

Pouvoir des mots

Évocation de luxure

Échange de décadences

Phrases qui poussent au déséquilibre

Historiettes enivrantes

Exploration de méandres cachés

De terrains enfouis

De chemins tortueux

Aveux de délicieuses perversités

Mais cette folie récurrente

S’embrasser

Uniquement

S’embrasser

 

Rencontre fixée

Tenter le hasard

À la merci de la réalité qui entoure

Mais seuls dans la folie

Endroit ouvert

Dehors le monde

Entourés d’inconnus

Risques de la rencontre

Centre-ville, les collègues de boulot

Parc, les amis en congé

Coin de rue, les connaissances qui passent

Balcon d’appartement, les voisins curieux

Bouche de métro, les amis d’amis au hasard

Parvis d’église, les commères

Terrain vague, les itinérants

Intersection de grands boulevards, la famille en voiture

Sous des viaducs éméchés, des chiens qui savent

Ruelle mignonne, des chats-matous-minounes alanguis

Café, des serveurs discrets

Puis les autres…

Qu’importe

L’important c’est le baiser

S’embrasser

 

Forme indistincte au loin

Imperceptible personnalité

Remarque réciproque évidemment

Des pas qui voltigent

Vers la Félicité attendue

Une nervosité ambiante

Mâtinée de désirs en crescendo

Perception accrue en quelques pas

Sourires réciproques distingués

Regards de braise qui s’accrochent

La distance rétrécit

Déplacement ralenti

Les courbes se distinguent mieux

Les particularités s’illuminent

Elle est belle

Il est beau

Pas de mots

Le rouge aux joues

Le feu au cou

Dans le silence de la rencontre

Les souffles s’accélèrent

Mains tendues

Les mains douces et effilées sont un peu froides

Les mains fermes et masculines sont très chaudes

Les deux s’harmonisent

Légère pression d’estime

D’attente

Puis les visages se rapprochent

L’important…

S’embrasser

 

Moment intense

Électricité de proximité

La fraction de microseconde avant

Que les lèvres ne se touchent

Cette sulfureuse sensation du premier moment

Souffles retenus

Yeux mi-clos

Et mains fermes derrière le dos

Le baiser

Maladroit quelques secondes

La gêne s’estompe

Après la première exploration des détails des lèvres

Légère ouverture des bouches

Échanges de souffles

Tentative de coquinerie des langues

Surprises

Explorations et découvertes

Concordances

Bouches imbriquées

Voilà, le moment attendu

De l’entente parfaite

Des mains qui osent découvrir

Mains chaudes sur visage brulant

Mains dans les cheveux

Baiser interminable

Qui ne veut s’éteindre

Qui ne veut mourir

S’embrasser

 

Seuls dans le lieu

Rencontre unique

D’une intimité folle

Absolue

Devant les regards indiscrets

Envieux

 

S’embrasser.

 

Voulez-vous ?

 

 

Permalien 10 commentaires

Demoiselle-repas

Mercredi 4 novembre, 2009 at 9:29 (Non classé)

 

C’est un truc vaguement entrevu quelque part, à la télé je crois. Resto chic. Tenue exigée. Petites pièces pour groupes ou deux. Grande table. Décor luxueux. La table est très bien mise, décorée avec goût. La nourriture y est déjà presque servie. Il ne faut que choisir quelques plats à y ajouter.

 

Il y a abondance. Et quelques fleurs de décoration. Tout est placé au centre. En genre de colline. Intrigant. Nous nous assoyons pour commencer. Nous nous levons régulièrement pour nous servir au centre. Un sentiment étrange nous envahit. Comme une présence qui nous observe, qui attends. La nourriture est tout simplement excellente. Ma complice attrape un bout de pain au beurre d’olives et me surprend d’un petit rire de surprise. Elle pointe une tache rosée entre les autres morceaux de pain. Je m’approche. Mais… c’est drôle, on dirait vraiment n’est-ce pas ? Est-ce que c’est ?

 

Un sein. Un bout de sein. Un mamelon. On dirait un mamelon. Je touche du bout du doigt et nous apercevons clairement un frissonnement. Je laisse mon regard remonter plus haut. Entre des légumes et des fruits, je distingue clairement ce qui me semble un visage. Je fige. J’enlève doucement la nourriture. Ça alors !

 

On me sourit. Un très joli sourire d’ailleurs. La voilà la particularité dont le secret est si bien gardé. Dans ce resto, nous mangeons sur des corps. Des corps nus. Ma complice rigole. Nous mangeons alors debout en découvrant notre « buffet » féminin. L’exploration est délicieuse, la découverte est succulente. Sous quelques feuilles de salade, un ventre plat et attirant. Je soulève quelques feuilles de radicchio pour découvrir une cuisse bien alléchante. Rapidement, ma complice s’empresse de manger les mini-tomates-cerises pour apercevoir les seins de notre « repas ». Nous nous retenons pour ne pas vider la nourriture pour voir notre plat principal ! Non, je la retiens. La recherche est douce et le dévoilement est gourmand.

 

Repus nous arrivons enfin au dernier morceau de choix. Notre souper nous sourit. Son corps est magnifiquement zébré de restes et de filaments de sauces. Ne reste que le demi-melon qui cache le bas-ventre. Je laisse l’honneur à ma complice et elle soulève lentement le cantaloup. Une mince ligne d’un doux orangé de cantaloup glisse sur la fente de notre merveille culinaire. Nous écartons chacun une jambe pour la regarder glisser jusqu’à la table. Un petit point rouge se pointe au centre de la fente. Nous sommes hypnotisés. Quelques minuscules contractions des fesses et le point rouge grandit. Plop ! Une tomate-cerise ! Telle une boule chinoise qui a terminé son travail, la tomate-cerise marque la fin du repas !

 

Quelle expérience ! La porte ouvre. Notre serveuse nous demande si nous voulons du dessert. Oui, absolument, que je déclare en mangeant la tomate… Et une autre serveuse entre aussitôt avec un plateau roulant débordant de petits pots, de crème fouettée, de crème fraîche, de fruits de liqueurs douces et de bonbons. Puis les deux se retirent.

 

Ma complice s’empare aussitôt de la crème fouettée pour ériger une tour de Pise blanche et moussante sur les seins de notre plateau ! Et nous plongeons comme des affamés sur les deux tours, le visage maquillé de mousse. Les mamelons érigés et durs de notre belle démontrent son appréciation. Nous écartons ensuite grandement les cuisses de l’allongée pour en faire glisser de la crème fraîche sur sa fente. Crème rapidement léchée par moi. Gémissements d’appréciations et mouvements giratoires du bassin de la jolie. Ma complice pas en reste retire son chandail et son soutien-gorge pour s’ajouter le reste de la crème fouettée. Et elle se place au-dessus de notre mignon repas pour qu’elle se régale elle aussi… ce qu’elle fait prestement et avec envie sur les merveilleux seins de ma complice. Le reste du dessert se déroule dans un chaos sensuel et assez salissant. La bouche de notre demoiselle-repas alterne entre des éclairs au chocolat et ma queue bien dure. Ma complice, le visage enfouis et maculé de chocolat dévore la chatte du délicieux repas féminin. Est-ce nécessaire d’ajouter que ma crème s’est mélangé à la vraie ? Oui ça l’est !

 

Un très rare cinq étoiles au Guide Obsessif !

 

Permalien 2 commentaires

cette fille est folle

Lundi 2 novembre, 2009 at 1:41 (Non classé)

 

Nous nous préparions a passer une autre soirée décadence, mauvais vin et pot cheap déjà roulé en gros pétards, un peu de résine et une vieille bouteille de gin entamé depuis au moins siècle, c’est mauvais du gin. Moi, mon coloc et trois copains évachés sur le sectionnel à écouter un nouveau band inconnu, cd tout juste arrivé en magasin cette semaine-là et qui fera fureur on est convaincu… nirvana !

 

Les bouteilles de rouge-mal-de-tête-évident sont sifflées une après l’autre. Les pétards sont fumés comme des brindilles. Ça cogne. La porte ouvre, pas un seul de nous ne se lève. Entre alors EE, comme d’habitude trop grande, trop forte, trop immense… toute une pièce d’homme cette EE, mais très jolie et complètement cinglée. EE apporte toujours son sac de pot de qualité lorsqu’elle débarque chez des amis. Et aussi un merveilleux whisky comme on ne peut s’en permettre. EE est 10 ans plus âgée que nous. EE aime débarquer à l’improviste chez ses amis « jeunes » et faire la fête.

 

EE roule plusieurs bâtons. Nous on les fume ! Elle savoure son whisky qu’on déglutit sans goûter. EE regarde ses amis devenir complètement défoncés et elle aime ça.

 

Cinq garçons complètement high, la discussion tourne rapidement au cul. Et sans ménagement pour la dame, les vulgarités abondent et explosent. Rapidement, nos expériences les plus sauvages, les plus décadentes sont exposées. Naturellement. Sans retenue. EE nous connait, elle sait. Elle écoute avec attention nos moindres histoires, serre les cuisses à chaque détail croustillant. Mords ses lèvres à chaque mot cru. Ferme les yeux à chaque vulgarité. Mais elle écoute attentivement.

 

Et toi, EE, t’en as des histoires ? Allez, raconte !

 

M’en est arrivé plus que vous imaginez les boys. J’ai presque tout vu, tout fait. Vos histoires, je vous connais, elles sont fantastiques. Vous êtes tous des pervers finis. Mais ce que j’ai fait moi vous dresserait les cheveux sur la tête et la queue entre les jambes.

 

Ouais Ouais EE, On te connait aussi… alors… qu’est-ce que t’as jamais fait et qui te rendrait folle alors ?

 

Me faire prendre par un groupe déchaîné…

 

Et chlac ! Tout de go ! Comme ça,. Elle nous balance ça !

 

Le temps de le dire et EE est brusquement agrippée aux chevilles et aux poignets, rageusement déshabillée par des gestes vigoureux. Ses seins virevoltent au gré de ses mouvements saccadés. Son corps est littéralement happé par la violence de nos gestes. String déchiré, elle est à notre merci. Elle ne s’attendait pas à autant de folie. Elle se laisse alors manipuler par cinq gars allumés, rapidement bandés et prêts à tout défoncer. La scène va très vite. Nos vêtements et les siens sont partout dans le salon. La musique rage. Des grognements se font entendre. Il n’y a rien de doux ici. Tout est brusque. Un s’enfonce dans la bouche d’EE. Il est énorme. Elle ouvre les yeux aussi grands que la bouche. Elle tente de s’agripper aux queues autour d’elle. Masturbant deux autres gars, un en profite alors pour l’enfoncer. Elle est surprise, peu lubrifiée par la vitesse à laquelle tout se déroule, elle s’humidifie à mesure des coups violents. Je tourne autour, me cherche un trou, regarde, attends, comme des porcins autour de la truie nourricière.

 

Enweille man, viens-là… culbute là dans l’cul !

 

Et les deux copains masturbés habilement retournent EE qui tente de me jeter un regard, mais l’énorme engin de l’autre copain dans sa bouche l’empêche de se tourner. L’un presse son dos et la cambre avec force, son très large cul se soulève bien haut. Autre copain se glisse sous elle pour encore une fois la pénétrer à fond. Les amis m’encouragent en écartant ses fesses pour laisser apparaître sa rosette qui commence à se distendre. Difficile de résister, je m’enfonce en elle. Elle gémit, grogne avec l’énorme queue dans sa bouche. Je ramone. Je pilonne. Sauvagement, laissant de bas instincts me dominer entièrement

 

Tout tourne. Qu’est-ce que je fais là. Je ne sais plus. J’ai l’impression de sortir de mon corps et de plonger au plus profond de mes saloperies. On est cinq dessus, c’pas correct. Elle ne réagit presque plus, défoncée de toute part, investie de chaque trous, elle n’est plus elle, elle est chose, elle est objet, elle est inerte, elle est ramassée violement. Et je m’active le plus brusquement possible, tout s’enchaîne en crescendo, tout va trop vite. Comme si le groupe voulait devenir plus dangereux que les individus qui le compose. EE est poupée délabrée. EE subit. Je me retire.

 

Je recule un peu, copain trop membré sort de la bouche de EE et vient changer de place avec moi Non, il ne va pas… il est trop gros… je m’installe devant EE qui me regarde éperdue et inquiète. Copain monstre l’encuie alors avec force. Son cris m’incite à me glisser dans sa bouche pour ne plus l’entendre. Les deux copains masturbés viennent alors à mes côtés et se masturbent jusqu’à éjaculer sur le visage d’EE. Et ils s’effondrent ensuite sur le divan. Copain actif sous elle vient lui aussi et l’emplit de sperme qui glisse ensuite sur ses cuisses. EE révulse les yeux. Elle sourit. Et copain monstre la défonce et jouit dans son cul, l’inondant vulgairement avant de tomber à la renverse. Je me masturbe devant elle. Elle me regarde, j’ai l’impression d’un chien battu. Elle attend. Que faire ? Me retirer. C’est assez. Elle a assez donné. Elle me regarde… elle murmure… je n’entends pas… je me rapproche…

 

-encore… encore…

 

Et elle sort la langue. Je me masturbe alors rapidement et jouis directement dans sa bouche, mon jet droit entre et se perds…

 

Je m’effondre.

 

C’est tout c’que vous avez les gars ? Merci… on se reperd plus tard.

 

 

Cette fille est folle.

 

Permalien 5 commentaires